Transv 2020

Cette année, 3 braves masqués s’élancent sur les sentiers vésubiens. Voici leur récits :

Sébastien :

“Je suis bien content d’avoir mon sticker de finisher ! Même si je suis dans le gruppetto, c’est un beau galon du VTT 🎉. Lorsque j’étais en région parisienne, je lisais tous les ans les comptes rendus de participants sur le forum de velovert, admiratif et envieux. A mon tour d’écrire quelques lignes sur cette course.

Arrivés en famille samedi midi pour rejoindre les Kobies déjà sur place, on se prépare gentiment pour le prologue pendant que les filles vont à l’accrobranche avec les enfants. Un grand merci à elles, encore une fois !

Sur la ligne de départ, on sent clairement que les participants sont là pour faire la course, ça met un peu la pression ! Le prologue passe vite, deux petites montées puis une descente bien sympa vers Saint-Martin jusqu’au Vésubia Mountain Park. Nous remontons à la Colmiane avec Christophe par le vallon du Vernet majoritairement en poussant le vélo, un bon échauffement pour le lendemain…

Après une nuit bien pluvieuse sur la Colmiane, nous démarrons à 6h30, à la frontale. Ça démarre fort sur les pistes de la Colmiane, ça souffle fort autour de moi. Après le Pic de la Colmiane, on se fait un bon bain de boue aux racinettes savonneuses, ce n’est pas très rassurant pour la suite ! 😱

Passé le col de la Madeleine, j’entends un essaim de grosses bêtes arriver dernière moi ! Ah oui ! Ce sont les premiers et la première (Nadine Sapin) en VAE. C’est impressionnant, ils envoient un max de watts ! La suite est magnifique sur le GR5 😍 mais c’est technique, je bouche un peu, ça n’avance pas très vite devant moi sur les singles.😤

Je retrouve Renaud qui arrive à mon niveau juste avant le col d’Andrion où j’ai 30 minutes d’avance sur la porte horaire. A partir de là, on retrouve un sol sec ce qui n’est pas plus mal. Je passe tranquillement le Brec, le Castel Gineste puis Utelle jusqu’au ravitaillement qui fait du bien ! On remonte jusqu’à la Giandola après une succession de montées et descentes un peu casse pattes, je me rends compte tardivement que je n’ai plus beaucoup de marge pour la porte horaire. En effet je passe la deuxième porte avec seulement 10 minutes d’avance !! 😱 A partir de là je n’ai plus trop le choix il faut accélérer ! Je me ravitaille pendant le portage suivant où je commence à rattraper des participants, idem sur la section de route suivante. On bascule sur un très beau sentier (à refaire !) qui enchaine les balcons et les terres grises avant d’arriver au col de Porte.

Ce ravito était super loin mais ça va mieux, j’ai maintenant 1 heure d’avance sur la porte horaire, c’est rassurant ! On continue, encore un portage puis une succession de montée/descente jusqu’au col de l’Autaret, encore une belle découverte. On descend ensuite sur Coaraze dans les cailloux, une descente bien cassante comme on connait dans le moyen pays.

La dernière porte est enfin passée avec une bonne heure de marge. Yes, il n’y a plus qu’à rejoindre l’arrivée… C’est vite dit !! On forme un petit groupe avec un ardéchois et un jeune de 17 ans pour la dernière section composée de petites montées et descentes où il n’y avait de moins en moins de plaisir, je voulais juste finir… 😫

C’était une très belle expérience. On termine avec environ 3300m de d+ et 89km …. Lorsque je me suis inscrit, ils annonçaient 2500m de d+ ce qui fait une belle taxe finalement. 🤔”

Et Kristof :

“Le samedi, temps idéal pour le prologue. Contrairement à l’année passée, le départ se fait au même endroit que la course elle-même, sur l’herbe en pente avec des virages relevés. C’est beaucoup mieux que le bitume plat où je moulinais comme un fou avec mon plateau de 26. J’arrive vaguement à suivre les crosseux dans les crevasses grâce à ma fourche, mais c’est fini dès que ça monte, dans une section inédite (le tracé de l’année dernière est au milieu de l’accrobranche, dont le patron, à bout, n’en peut plus à force de chasser les vélos). J’entends respirer celui qui me suit pendant la courte mais intense montée, puis une nouvelle fois la fourche fait son effet dans la caillasse. J’ai failli me faire rattraper au Vésubia Park, mais finalement non. Il a du se prendre le banc qui dépassait, assez dangereusement d’ailleurs, mais c’est bien qu’on puisse encore avoir le droit d’organiser des trucs dangereux !

Finalement je suis à moins de 5 minutes du premier, ce qui me vaut 21 secondes en moins le lendemain.

On remonte les 600 m du retour avec Sébastien en poussant le vélo par le vallon ; on croise un coureur du prologue, étonné qu’on lui annonce qu’il s’est complètement trompé de route !

A 3h de la courte nuit suivante, un orage s’abat sur la Colmiane… à 5h30, heure du réveil, la pluie est passée depuis un moment déjà. Pour la première fois j’ai le droit à une ligne au départ, contrairement à la catégorie “troupeau” des 2 éditions précédentes. Le départ est le seul moment où on voit vraiment du monde, c’est drôle de se frayer un passage dans les zig-zags. La montée sur piste fait quand même plus de 300m de haut, avant le travers mounta-cala avec poussage. Puis c’est les sombres bois, bien farcis de racines espiègles, je ne fais pas mon malin et ne finis pas dans le ravin. La descente du col d’Andrion arrive, étonnamment sèche. Je suis Juliette Courtigné, mais me rends compte que je parviens pas à la rattraper entre les blocs de grès… Sébastien disait bien au prologue qu’elle allait vite, c’est vrai.

Le fameux Brec et sa descente pleine de cailloux passent bien, une belle trace terreuse ayant été laissée par les premiers. Passage inédit à Utelle, pas mal du tout, puis descente très propre jusqu’à St-Jean-la-Rivière. Crochet par Giandola puis poussage jusqu’à Loda, baisse de Béasse, où j’ai dégusté un gel cola tellement pas bon que j’ai cru qu’il était périmé ! Mais les 100 mg de caféine sont bien là, le Col de (la ?)Porte arrive vite. Discussion avec Renaud, photo dans le poussage, puis … crevaison ! Une vilaine entaille de 5mm, heureusement que ça ne fait pas d’hernie avec la chambre… ça m’a pris 15 minutes, le temps de faire passer la petite averse. A ce moment c’est le déluge de l’autre côté du Var, on a eu de la chance.

Arrivée à Coaraze pour le dernier ravito par le même super sentier qu’en 2017, puis de belles terres grises, avec une vilaine marche à la fin, c’est pas aujourd’hui que je vais la tenter.

Un travers mixte bitume/piste/sentier nous fait arriver à Châteauneuf, sous le Macaron le GPS annonce 3300 m de montée ! Dernière petite côte et descente finale, sentier rapide.

Et enfin c’est la surprise : la course s’arrête au bout de la piste, pas au stade comme prévu. C’est pas plus mal, la fin sur bitume (et un escalier affreux) n’ont pas d’intérêt.

Comme d’habitude, après 6 litres d’isostar, je n’ai pas faim, mais il reste de place pour la bière !

Un beau parcours, (presque) pas de pluie, aucune chute, à part la crevaison c’était parfait.”

 

Remise du fameux sticker

 

Renaud dans la e-catégorie

 

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