Derby vtt en Isère

Chamrousse. Petite station située juste a côté de Grenoble. Depuis 5 ans maintenant elle organise un derby VTT pour fêter la fin de saison hivernale.

Le concept: Mass start sur le haut du domaine sur les pistes de ski (sur la neige donc) pendant 4 kilomètres. Et traversée de la foret par des singles techniques pour arriver au fond de la vallée a Uriage, 18km et 1800m plus bas.

Le premier arrivé en bas a gagné !

De 80 riders la première année nous serons 280 cette année. Pour ma 1ère participation a cette course je “bénéficie” d’un excellent enneigement.

Arrivée le vendredi. Acquisition de la plaque. Le 42….comme mon âge. Lol.

Le samedi: reconnaissance du tracé. (Sauf départ pistes de ski). L’entrée dans la forêt se fera sur un single très étroit. Avec de bonnes portions de neige très trafollée. Puis un enchaînement de portions “dré din’l pintu” bien raide et technique. Entre les arbres. Sur une bonne terre bien accrocheuse avec quelques pièges de racines et pierres. Ça promet. Et je me régale de cette reconnaissance. Hâte d’être au lendemain.

Dimanche: 7h30. C’est sous un ciel bien gris et venteux que nous montons dans les cabines qui nous mènent a la Croix de Chamrousse. Départ de ce Derby 2019.

8h50: Top départ. Suis en seconde ligne. Idéalement placé. Mais mon défaut récurrent, en bon diesel que je suis devenu, je n’arrive pas a faire un départ explosif. Il me faut 2 ou 300m pour me “mettre dedans”.

Résultat: je perds énormément de places et me retrouve en milieu de paquet. La neige qui se présente alors sous mes roues est donc déjà terriblement labourée. Le vélo bouge dans tous les sens. La chute n’est pas loin.

Mais je repère rapidement une trace vierge de tout passage sur la gauche. Je me faufile jusqu’à elle et je peux enfin lâcher les freins sur cette neige bien damée et accrocheuse (si si.). Je double pas mal de gars et refait une bonne partie de mon retard. Ca défile hyper vite et je me fie aux riders devant moi (et a leur chute. Lol) pour éviter les pièges. Regarder le plus loin possible. Rester souple sur son vélo. Oublier que je roule sur de la neige…..ca y est. Déjà la fin de la piste.

1km de macadam et de pédalage pour atteindre la forêt. Pas mal de gars se sont tétanisés sur la neige et ont les jambes qui tremblent. Je remonte encore pas mal de gars. J’ai de bonnes jambes. Je suis en confiance.

La forêt arrive déjà. L’étroitesse du single et les paquets de neige provoque un gros bouchon. Sur un espace relativement plat je saute du vélo. Et je cours dans la neige entre les arbres. Toute façon c’était impossible d’y rouler. Ma “technique” fonctionne bien et je double encore pas mal de concurrents.

La neige cède la place à la terre et ses parties techniques. Encore pas mal de gars a doubler. Certains provoquent des bouchons et cassent le rythme. Mais en général un simple petit “stp écarte toi des que tu peux” permet de les passer. Je garde un bon rythme et essaie de ne pas me mettre dans “le rouge”.

Bien respirer. Ne pas se tétaniser sur les obstacles. Regarder loin. Rester souple. Oublier la “pression” de la course. Prendre du fun. Oublier ses freins et garder un maximum de vitesse….. Tout ceci porte ses fruits.

L’arrivée de la seconde partie de pédalage va me le confirmer. 1km de piste DFCI montante. Je me surprends a doubler pas mal de gars. Je me sens étonnamment frais par rapport à certains complètements scotché et asphyxié. Je garde ce rythme. J’allège juste un peu la pression sur les pédales et essai de souffler une bonne fois quelques mètres avant de replonger dans un mur garni d’épingles bien serrés. Quel régal cette terre. Hyper accrocheuse et profonde. Elle permet de bonne vitesse de passage en courbe et de bonne prise d’angle. Magique. Jouissif. Surtout pour nous sudistes bien plus habitués au minéral.

L’arrivée se profil déjà. Un p’tit regard derrière pour me rassurer ? Personne… Je peux donc finir en roue libre dans ce parc ou s’est installé le portique d’arrivée et savourer le plaisir immense que procure ce sport, les veines encore remplies d’adrénaline, un large sourire sous mon casque.

Quelle course géniale!! Plus courte que la Mountain OF Hell des 2alpes, mais des singles bien plus techniques et plus fun.

Seul bémol: le parcours à 90% composé de singles ne permet pas, ou peu, de doubler. Donc jouissif à piloter. Mais qui peut vite devenir ennuyeux si un rider plus lent que vous vous bouchonne et refuse de se pousser. Mais bon….c’est aussi ça les “Mass Start”. Un des dirigeants a émis l’hypothèse de faire partir les riders par vague de 20 l’an prochain afin que tous les riders puissent s’exprimer dans leur pilotage. Affaire à suivre…

Quoi qu’il en soit rendez-vous est déjà pris pour moi l’an prochain.

Résultat: 130 sur 280 au scratch.   11ème sur 46 master IV

 

ps: merci à bamby42 pour le partage de sa vidéo d’où sont extraites certaines photos et à Max D pour la trace Strava.

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