Feuilles mortes, patous et crèches

Nous ne sommes que deux braves, ce dimanche matin au départ de Lucéram pour aller -enfin- découvrir la fameuse descente des feuilles mortes.

Départ du village donc, et c’est parti pour un bon bout de route. Ca monte tranquille, ça discute pneus, freins, VTT en Normandie. Une petite rafale de temps en temps pour nous rappeler qu’on est en alerte orange vent violent, et voilà que Kristof s’alarme : On n’est plus sur la trace !
On regarde la carte, constate qu’en montant un peu plus on pourrait peut être trouver un autre sentier qui redescend sur la piste qu’on doit prendre. Puis le souvenir du canal de Roubion nous rappelle qu’il faut savoir ne pas s’entêter : Demi-tour.

On retrouve la piste très roulante qui nous mène jusqu’au départ de la tant attendue descente des feuilles mortes. Allez hop, on s’habille et c’est parti !

Le tout début de la trace ne suit pas le sentier principal, et en effet, y a des feuilles mortes ! Une belle épaisseur qui cache tout ce qui se passe dessous. A tel point que le canal refait surface : Sûr, on est sur la bonne trace ? Le GPS dit que oui. Bon…

Finalement ça ne dure pas, et on retrouve un sentier plus dégagé. Et là… le pied. La descente est à la hauteur de sa réputation, son seul défaut étant en fin de compte d’être trop courte.

Nous voilà vite arrivés en bas, et c’est parti pour une courte remontée sur une piste jalonnée de chasseurs occupés à surveiller le vallon en contrebas. Une fois atteint le départ du long sentier traversant, on profite d’être relativement abrités du vent et au soleil pour avaler nos sandwichs.
C’est parti ensuite pour un long travers très agréable, puis une descente suivie de la remontée équivalente pour passer un vallon, et on arrive au col de l’Orme. Kristof laissera un rayon dans l’affaire.

Allez, un dernier effort avant l’ultime descente. Ca monte sur route, puis piste, puis sentier, et voici le Caire de Braus.

 

 

La descente commence par une superbe trace tout droit sur la crète vers le mont Auri.

 

(les chiens attendent bien cachés juste là, entre ces 2 photos)

 

On lâche les freins, jusqu’à ce que 5 chiens de berger sortis de nulle part prennent Kristof en chasse. Ce sont des petits modèles, 4 espèces de border collie et un patou adolescent. Kristof lâche donc encore plus les freins pendant que je reprends les miens, et je le vois s’éloigner en criant. Il ne fait manifestement pas peur aux chiens qui le rattrapent dès que le sentier remonte et finissent pas faire demi-tour pour venir me renifler et m’engueuler à mon tour. C’est là que leur maître intervient et les rappelle.

Le berger va même nous escorter pour traverser le troupeau qui s’est installé un peu plus loin sur le sentier, et qui se trouve être gardé par d’autres patous, adultes ceux-là. Bilan de l’aventure : une belle montée d’adrénaline, un berger sympa, et un petit bout de la descente gâché, mais pas de bobo.

On repart donc pour la descente sur Lucéram, pendant laquelle on va pour la première fois ressentir ce fameux vent fort. Celle-là aussi est très belle, et après une dernière succession de virages sur lit de pierres roulantes, on arrive au village en pleine heure de pointe pour les crèches.

On en traversera donc une bonne partie à pied, à la lutte avec les poussettes dans les virages.

Vu le monde, impossible de trouver un bar tranquille pour boire une bière et laisser les vélos dehors. Alors on rentre, fourbus et heureux.

 

 

3 pensées sur “Feuilles mortes, patous et crèches

  • 4 janvier 2019 à 5 h 16 min
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    Sympa.
    Nous y etions dans ce secteur il y a 15 jours pour la “Raide Bulle”….

  • 4 janvier 2019 à 8 h 27 min
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    Oui… La fameuse et renommée raide bulle champagne….

  • François Dar2
    4 janvier 2019 à 12 h 11 min
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    2 vtt-istes vs 5 chiens vous faisiez pas le poids en effet. j’ai récemment fait demi-tour aux courmettes seul face à 3 patous. “Un patou est toujours plus mignon quand il y a le berger à côté”

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