Du Chauve à l’Ubac

Sortie matinale en couple transformée en petite journée costaud et pas toujours roulante !

Temps magnifique comme ailleurs sur Aspremont et le Mont Chauve et ses vues imprenables. On croise dans la montée les disparus Vévé et Jeannot (les deux sur un musculaire, parce qu’ils ont aussi craqué, deux de plus…) et un pote à eux en VAE. Puis on attaque Sing Sing en bonnes conditions, la liaison Baisse de Guigo, pour entamer un des objectifs du jour, une nouvelle descente tracée par les gars d’Alticoop VTT, la “Mercantour intégrale”, pile face à la chaine de montagnes du même nom.

Le village perché d’Aspremont

Un beau et gros travail dans une pente raide et caillouteuse, mais l’engagement des premiers virages associé aux pluies de la veille rendent le niveau exigé un peu au-dessus de nos capacités du moment. Et en enchainant avec la dernière portion du Plan de Revel, on cumule près de -650m de descente agrémentée de courtes relances.

Une fois à Plan de Revel, les possibilités de remontées sont peu engageantes : soit une longue portion de route au nord par Tourette-Levens jusqu’à Aspremont, soit une autre longue portion jusqu’à Falicon. Alors comme on passait devant la route de l’Abadie par les Moulins, Banana s’est dit “Et si on se faisait une spéciale de la belle époque ?”

Nous remontons donc tranquillement par la petite route puis la piste jusqu’au sommet du mont de l’Ubac ce qui nous replonge 10 ans en arrière à l’époque glorieuse des tous premiers enduros de France.

La descente vers la Baisse de Bordinas est en plein ubac et donc très humide, associée à une terre argileuse collante, en quelques minutes on prend 2 kg sur chaque roue. Puis le GR de Tra la Torre, où les années sans entretien et le ravinement d’un sentier humide et fragile en fond de vallon on finit de l’achever : ça ne roule plus vraiment…

De retours aux Moulins, un peu déçus, il faut rentrer maintenant. A Tourrette-Levens par la route puis, pour éviter un grand détour bitumé, l’infâme portage du GR51 direct jusqu’à Aspremont.

Sur le parking, on a croisé Francis (un autre ancien), toujours en forme, et qui rentrait d’une superbe journée ski alpinisme !

Bref, on a bien dépassé les +1200m syndicals, mais partiellement dans la souffrance.