On s’est fait la malle

Quand François, dit Daredevil, a proposé un petit tour depuis la Sarrée jusqu’au radome, j’ai hésité. Les 800m de D+ et 26km annoncés me paraissaient un peu gros (je suis toujours en mode reprise et mes dernières balades – j’ose pas dire rando – tournaient dans les 350m de D+).
Mais bon, je me suis dit, qu’il fallait bien reprendre un jour ou l’autre alors je me suis pointé à la Sarrée à 9h.

C’est donc à quatre qu’on se fait la malle: Darde, Faf, Alex et donc moi. On entame tranquillement par la piste du GR51 jusqu’au Tennis de Grasse. Globalement ça descend en légère pente donc pour l’instant ça va. Au tennis, on emprunte un bout de route Napoléon jusqu’à la piste (pas loin du centre d’arrêt) qui doit nous monter jusqu’au plateau. Je connais assez peu ce côte ci de l’arrière pays mais je me souviens bien de cette piste raide et assez chiante à rouler. Je me souviens aussi de m’être retrouvé sous une pluie de grenaille sur cette même piste après qu’un chasseur ait tiré sur je ne sais quoi. Bon c’est pas encore la saison alors ca devrait être plus tranquille cette fois-ci.

Comme prévu ça monte et c’est chiant. Dardevil se balade. Tantôt loin devant, tantôt derrière le temps de prendre des photos. Plus on grimpe, plus c’est raide mais on finit par arriver à la chaise du roi et son magnifique point de vue sur … les nuages. On devine Grasse en dessous mais on voit pas la mer. Tant pis, on repart.

La fatigue commence déjà à me rattraper et rapidement, je sens les crampes poindre. C’est moche, on a à peine fait 500m de D+!!!.
Surtout qu’il reste un poussage portage jusqu’au col de la Femme Morte. Heureusement que Faf a abusé du ti-punch la veille et qu’Alex est en fin de maladie, ça me permet de ne pas être à la traîne.

S’en suit la traversée jusqu’à la boule où parait-il on a une vue sur une belle mer de nuages. Perso, j’ai opté pour l’option feignasse en restant au départ de la spéciale de l’autre côté du sommet.

Le reste de la rando, c’est du archi-connu surtout pour moi qui ait roulé très souvent par là. Mais bordel, c’est fou comme le manque de physique change la donne. Tous ces cailloux m’usent, j’ai des fourmis dans les bras, et je me traîne lamentablement derrière. Mais bon le plaisir est tout de même là, c’est l’essentiel.

On est de retour aux voitures pour 13h, après avoir frôlé les 1000m de D+-