L’Enduro des portes du Mercantour

On vient de vivre un super WE a l’enduro des Portes du Mercantour. Depuis le temps qu’on répète que c’est le plus bel enduro de l’année, faut nous croire.
Tous les participants en sont revenus ravis alors chacun y va de sa prose. Je vous laisse apprécier.

Au final (Classements complets):
– 47e Remy
– 130e Ju
– 170e Renaud
– 179e PY
– 193e Fluo
– 202e Arnaud

Note: Les photos sont de Greg Germain – 1001sentiers.fr

Fluo:
Depuis qu’on me parle d’enduro…depuis que j’arrive à esquiver….il fallait bien que ça arrive un jour.

Je me réveille donc samedi matin à 4h00 avec la boule au ventre et essaye sans succès de me rendormir. 6h00, le réveil n’a pas besoin de sonner que je suis déjà debout. Arnaud passe me chercher et je vois que je ne suis pas le seul en pleine crise d’angoisse. RDV à Renault, Pewee et Ju sont déjà là et dans un bien meilleur état que nous (euh, qu’est ce qu’on fait la… ?).

Direction Guillaumes pour le retrait des plaques et arrivé sur zone avec envie de vomir (et de mourir aussi par la même occasion). Première bonne nouvelle, Ju et Arnaud partent dans la même vague (Fred n’étant pas la) puis c’est à Pewee et moi (Sylvain n’étant pas la non plus) avant 2 vagues composées de Renaud et de ces collègues.


On commence à remonter les vélos, un grand bonjour de Barel sur le parking puis on prend le départ de la liaison 1 pour Sauze qui s’avale sans trop de difficultés et on arrive à 15 min du départ de notre vague. On prend place, on discute avec nos poursuivants, on établit des règles de bienséances sur la façon de doubler et de se laisser doubler proprement, la pression commence à monter…à diminuer je sais plus trop. 3 min avant de partir, on nous annonce la présence de vaches sur le chemin, il manquait plus que ça. Décalage de 20 min…laissez moi y aller qu’on en finisse vite. Le départ est enfin donné, Pewee passe devant. Je ne préfère pas trop forcer sur cette première spé et il me fume comme jamais. Première partie hors sentier dans les mousses puis arrive ensuite une seconde partie bien épinglue ou je commence à me lâcher mais je me fais quand même doubler par un jeunot de la vague suivante (1 min dans les dents). Tant pis je continue, rattrape puis double Arnaud, rattrape Pewee et on arrive à quelques secondes d’écart. Bien content de moi pour cette première descente. Mon appréhension principale concernant le fait de devoir me faire doubler par un gars énervé avec un couteau dans les dents s’avérant irréelle à ce stade.

On regroupe puis on repart pour la spé 2 des terres grises. Montée sur Bante, il commence à chauffer. Pas trop de difficultés pour cette liaison mais je recommence à bien flipper en arrivant sur zone et en voyant comment les gars envoient au départ. C’est rapidement notre tour. Comme d’habitude, Pewee passe devant. Pas de difficultés majeures sur le trajet, la première compression suivie du saut passe mieux que dans mon souvenir, je colle Pewee, ça file fort et vite. Je gère pas mal à mon niveau, aussi bien les coups de culs sans poser le pied que les parties raides en glisse. On aperçoit la route en contrebas qui se rapproche, la section en S bien raide où je manque de me bourrer mais je passe quand même sur le vélo. Je relance, les nausées arrivent…tant pis…faut que ça tienne encore un peu. On arrive dans une section bien trempée puis le tunnel avant l’arrivée. Une petite boite pas bien grave en sortie puis je passe la ligne sous les encouragements des autres. Quelques secondes à l’écart sans casque me permettent de reprendre mes esprits et d’éviter de vomir dans mon casque. Personne ne m’a rattrapé sur celle là…yes.

Un petit tour au ravito où je me goinfre d’orange (le salé ne passant pas). Puis on repart pour la dernière spé. La montée est assez longue et on arrive à quelques minutes du départ. Le temps de pisser un coup et de se demander par où prendre le début du chemin puis c’est à nous. Pewee par devant (je l’ai déjà dit ca…non ?). Spé vraiment sympa est variée avec une zone en terres grises très rapides suivie d’une succession d’épingles en terres friables puis c’est l’arrivée. Je me fais doubler juste avant de franchir la ligne mais fini bien content de moi et sans chute.

Retour sur Guillaumes pour se faire pointer puis départ pour Valberg en voiture. Le temps de remonter les vélos puis on repart pour 20 min de liaison. Arrivée au sommet du télésiège et on nous enlève la chaine pour une spé vraiment mémorable en sous bois dessous l’acrobranche (s’il fallait en faire un, c’était ce jour la je pense, ca devait être bien sympa vu d’en haut). C’est mon tour après 1h00 d’attente. Je pars pas mal 30 secs derrière Pewee mais galère dans les relances jusqu’à ce qu’un gars me dise de patiner et d’utiliser mes pieds dans les épingles…ah ouééééééé. Ca marche mieux effectivement, je passe fort (pour mon niveau) et aperçoit Pewee au loin. Quelques encouragements du public plus tard, je le remonte et lui reprends 20 secs.

Le temps de laver les vélos puis on va se poser sur le bas coté de la spé pour voir passer les pros…..et ben ce n’est pas le même niveau (est ce une nouvelle ?). Les gars passent comme des sangliers sans relancer et nous mettent une minute sur une spéciales qu’ils couvrent en 2 min30 avec des trajectoires de folies sur les bas cotés en roulant dans les fougères.

Finalement, je suis 211 à l’issue du premier jour et bien content de ne pas m’être blessé et de ne pas avoir abimé le vélo.

Arrivée au gite, douche, resto à Valberg (reblochonade, bière, vin blanc et coupe glacée) et dodo.

Départ de Valberg le matin à 8h00 pour la liaison de la dernière spé. 2 tours de pédales et une méchante douleur me lance dans le genou…ça sent mauvais. Le chemin semble se diriger vers le dôme du Barrot et je là je commence à me dire que je ca peut le faire vu que j’ai roulé 2 fois la haut l’année passée. 1h30 plus tard on arrive justement au départ avec un genou en vrac. Niflugel, un peu de marche…ça devrait passer. Le temps de se poser un peu, d’écouter Black Ice d’AC/DC diffusé sur les enceintes puis on procède à la mise en grille. 10h30, l’hélico arrive et le départ est donnée, Vouilloz (premier au provisoire) part comme une balle…part en tout cas bien mieux que le chrono. Tentative pour l’orga de le prévenir et réussite 1 Km après le début de la spé. Retour de Monsieur par hélico pour le second départ. Ok, ce coup la c’est bon, les premiers partent très vite et les écarts sont très serrés. Les départs se faisant en fonction du classement provisoire avec les écarts de temps et la dernière spéciale étant en mode poursuite, doubler un concurrent revient à remonter d’une place…au moins ce n’est pas difficile à intégrer comme concept.

C’est mon tour, je m’élance en pédalant au départ ce que je n’ai pas fait avant…la douleur a disparue…c’est bon ça. La première partie est connue donc je sais éviter les pièges…enfin quand on suit le balisage jaune…ce qui n’est pas forcement le cas ici. Un gars se bourre après une dalle avec une marche de 70-80 cm et conclut par un magnifique OTB qui me permet d’anticiper la difficulté. 3 choix s’offrent à moi : je freine mais je fais un saut per. avant, je passe le cul sur la roue arrière et je fais un saut per. avant ou je fais le pilote et je fais un bunny up. Dernière solution avec un choix 1m avant l’obstacle et je décolle et replaque nickel. Le truc que tu ne fais jamais en rando mais là…je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé. En tout cas, le niveau de confiance est à son max et je commence à rattraper des mecs. Pas mal de pépins techniques pour les autres et je refais mon retard. Le reste de la spé est vraiment au top et je constate que je suis plus à l’aise sur ce genre de parcours long avec un effort à gérer plutôt que sur des spé courtes et intenses qui font vomir. J’arrive même à relancer dans les montées et creuse l’écart avec Arnaud qui m’avait rattrapé. Une petite chute à mon actif sans gravité et je perds trois places, tant pis je vais jouer sur le fait que les autres chutent et crèvent pour gagner des places. Finalement c’est le bon choix. J’arrive au portage de 60m que j’avale sans problèmes vu qu’on a le droit de pousser son vélo J. Fin du portage, on m’annonce la ½ du parcours…ah oué, merde c’est long. Final plus rapide et bien moins pentu. Un petit portage, un gars au cul, je m’arrête pour le laisser passer quand on m’annonce que l’arrivée est dans 500m…question bête : madame, 500m de D- ou de distance ?…ben de distance me répond la dame comme si j’étais un crétin congénital. Je m’excuse par avance auprès du gars que je viens de laisser passer et le double dans le portage à moitie en escaladant un rocher. Je repars de plus belle et fini sans pépin. Trop jouasse quand je passe la ligne J.

Grosse liaison en descente sur le même type de chemin que la spé où je me fait coller au cul par des gars qui n’ont peut être pas comprit qu’ils étaient en liaison et que c’était fini. La clavicule ou l’épaule HS pour l’un d’entre eux 5 min plus tard les a fait redescendre sur terre je pense…dommage.

On charge les vélos dans les camions puis je remonte en navette à coté de Rémy Metailler avec qui je vais discuter vélos et bouffe (sa mère fait des lasagnes super bonnes apparemment :-). Retour à Valberg, nettoyage du vélo puis super repas de l’orga. Podium et remise du Glory de DH à la tombola qui m’échappe l’un comme l’autre et on se rentre.

En tout cas, ça a été une très belle expérience. Merci à Fred pour m’avoir forcé à le faire et merci aux autres pour les conseils.

En ce qui concerne les objectifs :
– Pas de blessure OK.
– Pas de casse OK.
– Me faire plaisir OK.
– Finir OK.
– Faire moins de 200 OK (je finis 193 au général soit 18 places grattées dimanche).

Je crois que je vais remettre le couvert rapidement et en essayant de faire mieux.

Fluo qui a dorénavant l’esprit compétition et qui va tous vous cramer J.

PY
Apres une edition 2011 memorable par les conditions meteo (pluie et boue le dimanche), j’etais quand meme revenu ravi et avec l’envie de renouveler cette experience en 2012. Pour mon 2eme enduro, je vais me lacher un peu plus mais sans prendre de risque trop important.
On retire les plaques et je me retrouve en ligne avec Fluo pour la journee de Samedi qui compte 4 spe.
La liaison vers Sauze passe bien a rythme tranquille. Au depart de la spe apres une interruption pour cause de vaches sur le parcours, on regarde partir Ju et Arnaud. Puis c’est a nous. Fluo me laisse passer devant, je pars bien meme si je ne connais pas le haut du parcours (avant de rejoindre le sentier habituel), je fais quelques erreurs mais ca va. Sur le sentier, tres rapide au debut, je lache les freins et prends un enorme plaisir jusuq’au pre. Je profite de la courte remontee pour tout envoyer et grapiller du temps. Ensuite la longue serie d’epingles ou je suis plutot lent habituellement et bah la, je suis toujours lent mais un peu moins quand meme. Je pensais avoir suffisamment distance Fluo mais non il revient mais heureusement les epingles sont terminees. Je rejoins Arnaud qui par fairplay se met a la faute pour nous laisser passer. Je finis juste devant Fluo la spe1 mais satisfait car c’etait la spe qui m’inquietait le plus car elle est longue avec toutes ses epignles ou j’avance pas.

On se regroupe pour monter aux Terres Grises pour la Spe2. J’attends cette spe avec impatience tellement je prends du plaisir dedans. Fluo me laisse une nouvelle fois partir devant. Première compression, petit saut en sortie et c’est parti. Des que ça monte je suis a fond sur les pédales pour toujours gagner quelques secondes. Dans les roubines, je m’éclate même si je fais quelques erreurs qui me font perdre du temps. Vient le mur pour une 2eme compression, ça passe bien cette année, je remonte en face, et un peu plus loin je me déconcentre et perds l’avant sur un virage a gauche. Le temps de repartir et Fluo est la, zut! Je repars et on arrive au fameux « S », je monte haut et redescends dans la roubine, quel pied. Ensuite, vient la dernière roubine avec son entrée par un virage a gauche a 90 degré. Quel régal cet enchainement. En sortie, je monte sur le mur en face, je redescends et maintenant faut pas trainer jusqu’à l’arrivée. Je rate un passage qui m’aurait fait gagner quelques secondes mais tant pis, j’arrive exténuer a l’arrivée. Heureusement, le ravito nous attend pour reprendre notre souffle et faire le plein d’énergie.

Après une longue remontre vers Chateauneuf, le principal fait de cette spe, c’est le départ. Un choix cornélien nous est proposé. Soit on prend l’épingle 10m après le départ mais c’est dans des marches et c’est plutôt lent, soit on peut couper droit dans la pente mais faut d’abord passer une poutre au risque de chuter. Finalement, après moult hésitations, je me décide pour l’épingle (oui j’ai fait ma lopette). Ensuite, c’est du rapide voire très rapide comme dans une portion de marnes grises ou le vent siffle dans les oreilles (oui j’ai pas un vrai intégral alors j’entends le vent). La partie finale consiste en une série de virages et épingles sur sol fuyant. Encore une fois je suis lent mais Fluo me rattrape pas cette fois 😛 . Faut vraiment que j’apprenne a sortir les pieds pour engager le vélo dans ces épingles.

On retourne a Guillaumes et on embarque en voiture jusqu’à Valberg pour la dernière spe de la journée. Après un bout de piste et un bon poussage sur piste bien raide, on arrive au départ ou on nous enlève la chaine du vélo. Cette spe va être une vraie galère pour moi. Je pars et je ne comprends pas bien l’internet du truc. Je m’attendais a des virages ouverts ou la trajectoire et la conservation de la vitesse serait primordiale mais c’est c’est virages serres ou je sors a l’arrêt systématiquement et mets un temps fou a reprendre un peu de vitesse. En plus je me fais bloquer par des gars en reco qui m’oblige a freiner. Puis alors que je pompais et tirais sur le guidon et que je ne regardais pas devant moi, je suis surpris par un virage derrière un arbre. Je file tout droit, bloque les freins et manque de faire un OTB. Je me retrouve empêtré dans un buisson et finis par repartir. Sur le bas, on (dont Fab Barel) me crie de pousser, mais je comprends pas de quoi il parle. Je vais pas descendre du vélo pour pousser en descente, c’est complétement con (je comprendrais plus tard). A l’arrivée, Fluo qui est parti 30s derrière moi est sur mes talons, merde j’ai vraiment été super nul. Effectivement, seulement une dizaine de personnes feront moins bien que moi. En allant voir les derniers concurrents (qui sont en fait les meilleurs), je comprends ce qu’ils entendaient par pousser. En fait ils sont tous en train de faire de la patinette. Je suis trop con de pas y avoir pensé !!! On assiste ensuite a une démonstration de trajectoires en mode sanglier de la part de Barel, Vouilloz et Absalon qui montent sur la talus au milieu des fougères avant une épingle qui n’en est finalement plus une pour eux 🙂 .

C’est la fin de la journée, on part découvrir notre gite. L’accueil est super chaleureux, ça fait plaisir après une journée éprouvante de pouvoir se poser. Ah OK pas de repas du soir. Il me semble pourtant qu’on avait réservé. Tant pis, c’est même mieux on ira bouffer au resto. Sinon, comment ça se passe pour le petit déjeuner? Il faudrait qu’on soit a 7h45 a Valberg donc un petit dej entre 7h et 7h15 serait pas mal. Ah non le petit dej, c’est a partir de 7h30. Bon OK pas de petit dej non plus alors, on se démerdera.
Direction donc le resto pour un repas de sportif: bière, reblochonade et vin blanc. On va peut-être le payer le lendemain mais sur le coup, ça rempli bien l’estomac et ça fait du bien 😛
Retour au gite et on se couche rapidement. Le réveil sonne a 6h30 après une nuit ni bonne ni mauvaise, ça devrait aller pour la journée. Direction Valberg. Petite pause café croissant en terrasse au frais avant d’aller au briefing et de se lancer dans la liaison vers la seule spe de la journée en mode poursuite. Les 300 concurrents prennent la direction du dôme du Barrot pour le départ. C’est impressionnant de voir le flot de riders sur un single de montagne. En haut, j’ai le temps de repérer le départ qui est pas évident. Ça me permet de trouver 1 ou 2 trajectoires qui s’avéreront payantes en course. Après le faux départ de Nico Vouilloz et son rapatriement en hélico, le vrai départ est donné. Les premiers partent en trombe c’est impressionnant et surtout c’est très serré et ça va fighter.
Je reprends place en grille, je pars a bloc comme les pros, je prends un des passages repérés vers le sentier en contrebas beaucoup plus roulant. Je pense que je gagne 5 ou 6 place grâce a ça. Ensuite, c’est fabuleux dans les terres rouges. Du rapide, du fuyant, du glissant des coups de cul et des épingles pendant environ 30 minutes. Personnellement, c’est un enchainement de bouchonnage (oui oui, je me suis fait bouchonner), d’erreurs, de chutes, … La course aurait pu aussi s’arrêter rapidement sur une grosse marche j’ai taper assez fort la roue avant a tel point que le bruit m’a fait penser que j’avais explosé mon pneu mais non (en fait en rentrant a la maison je vais m’apercevoir que ma jante a morfler) alors j’ai pu continuer.
A l’arrivée, je suis épuisé mais je continue sur la liaison pour prendre la navette le plus rapidement possible. Bizarre, je rate 1 puis 2 épingles, je me rends compte que j’ai presque plus d’air a l’avant (il était temps que la spe finisse). Je finis a pied la liaison pendant 10 minutes et rejoins Ju dans le car. On mettra 1h a faire les 15km vers Valberg. J’ai la dalle et le repas de l’organisation est top tant au niveau qualité que quantité, ça fait du bien et je reprends des forces pour assister a la remise des prix et la standing ovation méritée pour les bénévoles et Olivier Giordanengo.

Au final, je finis 179eme (j’ai remonte 23 places dimanche en grande partie grâce aux pépins mécaniques des autres concurrents), je me suis pas fait mal, et j’ai pris un énorme plaisir dans les spe. Avec tout ca, il est fort probable que je revienne l’année prochaine.

Ju
Ca y est, nous y sommes….


Il est 8h30 lorsqu’on arrive a Guillaumes, beaucoup de monde est déjà présent. Nous nous rendons à la salle des fêtes pour y récupèrer nos plaques, c’est la que l’on voit l’ordre de départ. Fred et Sylvain étant absents, nous partirons par vague de 2, excepté Renaud qui part avec Fabrice et une autre personne, et Remy qui part avec les personnes de sont niveau (plaque 46).

9h43, c’est le départ de la liaison pour la SP1, longue montée sur route, on monte à notre rythme avec Arnaud, P-Y et Julien S. sont quelques mètres devant. Nous arrivons avec un peu d’avance au départ le temps de se reposer et de faire monter la pression. L’organisation stoppe les départs pendant 20 min, des vaches se sont mises sur le parcours. Ca y est, c’est à notre tour, la pression est a son comble, on s’élance, quelques mètres de piste avant de rejoindre un sentier quelque peu piegeux (difficile de voir ou est la trace). Nous plongeons ensuite dans un sous bois avec de multiples épingles, sans grande difficulté. J’ai un peu de mal a les prendre rapidement. Malgré tout, je rattrape une personne, m’entendant arrivé, il s’écarte mais reste en sortie d’épingle, j’essaie de l’éviter en vain, petite chute sans gravité, je repars et finis la spéciale en 10min38,71 (123e)

Direction la SP2, les mythiques terres grises, la liaison est cool, nous arrivons en avance et regardons le départ des autres. 12H33 ; 3…. 2…. 1…. Top ! Le début est très rapide, je me fais surprendre sur une réception hasardeuse, les virages s’enchainent, j’arrive au « toboggan » sa passe bien et vite. A la sortie, mon avant se soulage et sort du sentier, petite chute et ca repart, la suite des enchainements se passe (autre chute entre temps), la fin toujours aussi extra, ca va vite et haut sur les parois, petite partie humide, mais ca passe. Nous voilà arrivés. Temps de la SP2 7min37,46 (167e) un peu déçu, j’ai perdu pas mal de temps par terre.

Fin de la SP2 on s’arrête au ravito’ il y a de tout, les personnes de l’organisation sont vraiment top et prêtent a nous servir.

On traine un peu et repartons pour la liaison de la SP3, longue montée sur route, il fait bien chaud !
Nous arrivons pas trop en avance cette fois (temps perdu au ravito’) le temps de s’equiper et on y va, une des spéciales que j’ai préféré, vraiment variée, début sur de la terre, un petit pierrier et nous plongeons sur des terres grise super rapide, puis nons finissons sur un terrain un peu plus cassant et raviné avec des épingles. C’est déjà la fin, elle est vraiment top ! Temps 8min32,71 (123e)

Petite liaison sur route en descente pour revenir a Guillaume, en voiture direction Valberg pour la SP4.
Nous prenons une piste qui commence doucement mais se termine en poussant. Arrivé au sommet, c’est l’heure de retirer les chaines, oui oui les chaines des vélos. Départ un par un cette fois. Je m’élance, quelle sensation bizarre de ne pas pouvoir pédaler, on sort le pied et on pousse pour relancer, beaucoup de monde est présent sur les cotés pour nous encourager c’est sympa. Le tracé était bien, de bon virages, un petit retour « montant ». Je m’en sors pas trop mal en 3min08,81 (145e)

Une fois terminé, nous rangeons les vélos et remontons sur le tracé pour voir les « gros bras ». Chacun y va de sa technique, poussant avec le pied, faisant des bunny up … Certains prennent des trajectoires bizarre, élargissant dans les hautes herbes pour prendre les virages.

Petit resto et au dodo, la journée du dimanche s’annonce hard, 1100m de D- en poursuite avec 100m de D+.

8h tout le monde a rendez vous a l’arrivée de la SP4 de la veille. Nous partons tous ensemble pour la liaison, départ sur piste et nous rejoignons un travers montant qui nous ramène au sommet du Dôme du Barrot. L’organisation procède a la mise en grille en fonction du classement de la veille. Organisation vraiment au top tout se passe a merveille, malgré une petit problème de chrono au départ. Je pars 135e entre 2 autre participants, le début se passe bien, le terrain est magnifique avec ses terres rouges. Nous sommes en peloton, difficile de doubler, une petite erreur et c’est la chute, un train me passe devant. Je remonte a vélo et double 3-4 personnes, c’est très physique, la pression est la et l’adversaire en ligne de mire. Les portages au milieu du parcours semblent interminables, le cœur résonne dans le corps, mais c’est que du bonheur !! Le parcours est excellent et bien varié, de nombreuses personnes sont sur le tracé en cas de problème, c’est rassurant. Ne voyant plus personne devant ni derrière, je finis plus doucement. A l’arrivée les visage sont fermés, la fatigue est bien présente, mais c’est rien comparé au plaisir qu’on a pris. Temps 30min01,86 (132e)

La spéciale est terminée mais il nous reste une liaison sur sentier avant d’arriver a la navette. Nous arrivons tant bien que mal à Valberg avec un bus surchargé ne dépassant pas les 30Km/h sur la route.

Un petit coup d’eau sur les vélos, un tee-shirt propre et nous allons au repas offert, la remise des prix se déroule, les leaders sont la et la bonne ambiance est de rigueur. Pas de victoire a la tombola pour nous, dommage vu les lots a gagner.

Bref un super week end encore une fois a l’Enduro des porte du Mercantour, c’est vraiment un rendez vous a ne pas manquer !! Grand merci a l’organisation qui et vraiment au top et qui nous offre tous les ans de super parcours dans une bonne ambiance. A l’année prochaine !

Julien B.

Arnaud

Etape 0: samedi matin, je me lève, je bouscule Julien, il ne se reveille pas comme d’habitude… il est pétrifié par le stress et son cerveau ne repond plus: » »gniiii ». Nous passons réunir nos forces avec Peewhy et Julien et nous sommes partis pour 1h30 de route ou je me suis senti bien seul…Julien est toujours muet en mode ; ca glisse, ca glisse, ca passe pas, ca passe pas. Sur la route de Guillaumes, nous passons devant un concurrent creuvé et Ju se réveille: « putain, un de moins, on gagne une place ». Le type peste, son Renault Kangoo est creuvé…

Bref on prépare le matos et on attend le reste de la troupe.

Etape 1: Ca monte grave l’enduro (pourtant j’etais sûr d’avoir pris l’option navette), on pédale pour rejoindre la ligne et je continue à stresser… Départ, je pars avec Julien (je jeune pas l’autre), je suis shooté au stress, les jambes vides et les mains tremblantes. 500m apres le départ, je me bourre dans un dévers et je cours chercher le vélo. J’essaie de me calmer mais ca ne fonctionne pas… je suis tendu et je ne me rassure pas de ne plus voir Julien. Je roule 5 min et je passe par dessus le vélo dans une épingle mal négociée. Du coup l’épingle d’apres je descends du vélo et passe à pieds. Je passe 3 virages et je repasse pas dessus dans une épingle….grrrrrrrrr. J’entends un concurrent et je m’arrête pour le laisser passer… il est chaud et chute dans le virage avant…du coup je repare et me loupe le virage suivant laissant passer le quidam, Peewhy et Julien. Je finis en douceur, un peu décu.

Etape 2: Bon celle la je la maitrise, je pars doucement pour éviter la mauvaise chute et laisser filer Julien dans la poussiere. Je gère en me disant qu’il vallait mieux être lent que de tomber. Au fond du « canyon », je passe un passage à pieds en refusant l’obstacle. Pourtant le coach avait tout dit le semaine precedente « comme dit, il faut passer sur la droite pour couper le virage et être fin bien ». Je ne comprends pas quand il parle le Remy, c’est bizarre. Je relance en galerant avec ma tige de selle que je n’arrive pas à remonter. 50 m avant la ligne d’arrivée, je bute sur une pierre et rejoins Julien comme je peux

Etape 3: Magnifique comme la 2. De l’ardoise et de la terre grise, du bonheur. Je pars derriere Ju et le suis jusqu’à un pierrier ou il saute du vélo et cours comme un malade avant de disparaître: faut pas le prendre comme ca man ! Finalement je suis la poussiere et roule propre jusqu’au 3/4 du parcours ou je perds l’avant dans un virage. Je passe la ligne en me disant: yeahhhhhh negggggaaaa je ne tombe presque plus.

Etape 4: Valberg, une étape sans chaine faite pour bibi: Bah ouais je relance tres peu sur les spéciales. Une liaison courte qui nous permet de siester en haut. Je vide un peu l’air de mon pneu, histoire d’arrêter de tomber. Départ seul sans stress, je descends sans faire d’effort et en essayant de garder de la vitesse dans les virages. 3 virages avant la fin, je croise Fabien Barel sur la piste qui hurle « pousse, pousse, pousse ». Il est zarb le Barel, j’ai rien compris. Je passe la ligne en 3,16 mon meilleur classement de la journée. Avec le groupe, on remonte pour voir les pros et on comprend le terme pousser: la plupart des gars utilisent le technique de la trotinette pour prendre de la vitesse: « pas con ».

On finit la journée au resto, devant un énorme morceau de fromage.

Etape 5: Petite nuit en gite, et départ pour le sommet 1h30 plus tard. Départ en mode poursuite pour une étape marathon. Je pars 2 places derriere Fluo que je rejoins au bout de 2 minutes. Il est sage et je reste derriere lui environ 8 min avant d’entendre un « à droite ». Je me pousse et je chute. Ca commence ! je repars derriere un concurrent qui commence à pousser le velo dans les relances. Je limite, déjà cuit par une descente plutot physique. Sur des relances larges, je vois des gars me déboiter sans pouvoir relancer. J’enchaine par 2 boitages dans des epingles et me fait doubler par un concurrent avec qui je vais me trainer pendant toute la fin de course. Il est carbonisé, je le double, prends de l’avance et passe par dessus le velo dans une epingle. Il me repasse et refuse toutes les difficultés avant le passage du pont ou je le double. Au portage il me repasse et on continuera à perdre du temps jusqu’au bout. L’étape a été particulierement physique sous un soleil généreux. Superbe comme les autres avec une terre rouge digne de la Porte d’Auteuil. Je rejoins Fluo qui porte la béatitude sur son visage, Il est devenu gros et tout vert et a fait parler le physique… Tout le monde a pris du plaisir sur ce week end qui devrait devenir obligatoire…

Bref, une extase qui laisse l’envie de recommencer demain… apres avoir fait un stage intensif à l’abbaye vosgienne d’enduro : Remy !!! Aide nous à devenir meilleurs, à surpasser nos doutes, nos peurs et à sauter les barrieres rocheuses

Note: Les photos sont de Greg Germain – 1001sentiers.fr

Et pour finir la superbe video de Mathieu Echeverri de GenepiFilm avec un passage de Remy dans le S des terres grises: