Transvesubienne 2012

Cette annee, la transvesubienne etait encore plus difficile avec une epreuve etalee sur 2 jours et une meteo plutot humide. L’ASCVTT etait bien representee puisque pas moins de 7 adherent(e)s ont pris le depart (record egale) de cette 20eme edition.

Voici une compliation de leur CR:

  • Remy avec un y
  • 3ème Trans terminée, toujours à l’arrache, au mental !
    Partir à froid étant toujours un problème, dimanche 5h30 je pars faire tourner les jambes une petite demi-heure (150/200m de positif), 6h25 le palpitant monte, 6h30 c’est parti, la première montée se passe bien, petit coup d’oeil derrière, conclusion 200 gus devant et une centaine derrière,
    ça va. On attaque la même descente du prologue, encore plus de boue, c’est rock’n’roll, palme d’or au mec devant moi qui à fait toute la descente un pied sur une pédale et l’autre traînant par terre, le bougre y roulait fort, avec pas mal de figures plus ou moins artistiques, avec une cam c’était Vidéo Gag (Pradel…..)assuré 😉
    Andrion, pas d’arrêt, j’attaque, deux, trois , cinq, sept, huit places de gagnées. Portage du Brec encore rattrapé quelques places, s’en suit la descente et là ça commence à me chauffer, trois mecs me laisse pas passer, et dans une coupe improbable je les passe…..en volant…….au dessus de mon BMC, pas de mal, ouf, un des
    trois que j’ai fait tomber n’a rien non plus, je repartirai DEVANT eux quand même !!! mais un peu refroidi ! Et dans la descente sur Utelle je me mets deux grosses boites, la première avec un atterrissage sur le dos qui me met un peu KO, j’me relève, aille ça fait mal en haut de la fesse. Je repars, on verra bien, la seconde je perd
    l’avant dans une épingle et me tord le petit doigt (bizarre aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir deux pouces à ma main droite…..).

    Le portage de la cime de diamant me fait sortir la douleur de mon avant dernière chute, et là quasi impossible de marcher, ça tiraille sévère, dans ma tête c’est fini, je vais bâcher à la Madonne ! Au fil de l’ascension j’oublie la douleur, et je vois Claude à la Madonne qui se moque parce que j’suis pas dans les premiers, et fini par me dire que je dois être dans les 70, je n’y crois pas, mais deux autres personnes à côté confirme, je repars tout heureux et je fonce, enfin pas trop déjà trois chutes ! Les crampes arrivent, déjà ? merde va falloir gérer. Le portage de Levens, je n’avance plus, faut pas que je m’arrête, je ravitaille à la déchetterie, vais pas faire deux arrêts quand même ! Hé ben si je cale, une petite barre et ça repart. Je change de poche à eau comme prévu à Levens, je demande à ma fille d’enlever un peu de boue du vélo, mais j’aurais pas dû lui
    dire « un peu », elle a réussi à en enlever, du bout des doigts, quinze grammes quand même !!!! Avec ça en moins à porter…… Et c’est reparti, au mental (dans les soixante dix, c’est mieux que le Rital, faut rien lacher 😉 ) poussage, portage, pédalage dans une spéciale du Rallye de Levens à l’envers jusque la piste du Férion, et là
    biensûr j’me fais reprendre par quelques crosseux mais que je rattraperai dans la descente qui suit. Le ravito, un verre de coca, deux trois abricots et c’est rerereparti mais c’est dur, très dur même. La suite ? J’me souviens plus trop, si……. c’était dur, la put^-^ de route jusque Aspremont, le portag qui suit et enfin ça descend, enfin
    presque parce-que les bosses dans la Jungle, faut se les taper et le paillon très court mais c’est chiant, la piste cyclable où un train d’une dizaine de coureurs vous enrhume et qu’il est impossible de suivre et enfin le tunnel, le bout du tunnel et c’est fini.

    Bravo à tout ceux qui l’ont fait ou essayer de la faire, chapeau à Rémi et à Faf, onze douze heures de vélo…………….!

  • Remi avec un i
  • Avant-course super sympa avec Caro, Jean et Hervé. On a bien rigolé, et je pensais pas que la discussion de « john rambo avec le colonnel trautmann sur le bourbier vietnamien » allait devenir une réalité le lendemain… si j’aurais su j’me serais abstenu de rigoler.

    Prologue du samedi sans risque pour moi. je descends bien, sans plus, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de piste roulante… j’ai bien transpiré, mais je pense que c’etait plutôt bénéfique pour le lendemain car c’est finalement une bonne mise en jambes après plusieurs jours de repos avant l’épreuve. Je suis bluffé par Bailly-Maitre. Je le savais alien de l’endurance, mais de là à sécher tout le monde en descente je ne m’y attendais pas. J’ai mis 43mn, lui 29, et il etait frais comme un gardon et presque pas sale à l’arrivée… chapeau l’artiste !

    Dimanche matin départ 6h30 avec les performer. Rémy est devant près de la ligne et moi je me suis placé archi dernier. Mon but est de rester le plus longtemps possible entre les performer et les meilleurs challenger pour ne pas bouchonner. C’est un très bon plan. J’ai de la place et c’est super confort. je pars mollo par peur des crampes qui m’avaient gachées la course en 2011 dès le bas d’andrion. J’ai tout fait pendant ma préparation pour essayer de régler ce problème et j’avais décidé de partir très lentement pour ne pas me cramer. Aucun bouchon jusqu’à Andrion. je pointe au ravito en 1h57, bien plus qu’en 2011, mais c’était mon but. Descente d’Andrion super sympa. Je rattrappe qq gars, mais les meilleurs challengers m’enrhument. Au bas de la descente, exactement au même endroit que l’an dernier mon adducteur gauche se manifeste. Pause étirements, flotte, gel anti-crampe… ça tiendra sans réellement cramper jusqu’a la descente d’Utelle. Juste avant le Brec la premiere fille me double. Portage et descente du Brec dans le trafic, je double pas mal les gars qui courent en descente. Castel Gineste reposant, puis descente d’Utelle absolument seul, je me régale, pause anti-crampes dans les derniers lacets avant la marche histoire de la passer la tete haute devant le public 😉 Tour du diamant sans histoire, je roule bien. Portage de la madone a rythme convenable. Au ravito Claude est là. ça fait du bien de voir un visage connu. qq mots puis je repars, une bonne boite dans le bas de la descente de la madone, pas de casse pas de bobo ouf ! Descente vers pont de cros a bon rythme. Je passe le pont a 12h. Un gel « coup de fouet » et j’attaque le portage vers la déchetterie. Première partie impeccable, je porte, et je roule aussi dans les passages moins pentus, presque comme en reco.
    A la route de la dechetterie je croise Tony de NTC Pégomas que j’avais vu dans son magasin deux jours avant. Il essaie de me faire croire qu’il est passé juste pour vérifier que j’étais bien a la TV (ahhh ces vendeurs), on rigole un peu et il me chambre car la seconde féminine (dossard 314) arrive juste à ce moment là. Bonne motivation pour moi, je lui emboite le pas et lui « colle aux fesses » dans le portage/poussage/roulage qui suit. On a pas fait 100m qu’elle grimpe sur son velo et apres avoir clipsé les pédales elle perd l’equilibre à l’arrêt et tombe dans le vide en hurlant : chute de plusieurs mètres arrêtée par un arbre. Elle a les pattes en l’air et demande du secours. En véritable gentleman je me précipite à son secours et l’aide a remonter son velo sur le sentier. Elle me remercie 10 fois et repart aussi sec… impossible pour moi de la suivre. Je me rends compte que ça fait un bail que j’ai pas mangé/bu et je le paie dans la dernière partie du portage puis sur la piste du Férion. J’ai une énorme défaillance. Plus rien dans les pattes, obligé de m’arrêter pour manger du solide. Je perds un temps fou assis sur la piste, au moins 30mn si ce n’est pas plus. Après avoir touché le fond du trou, je reprends un peu de force sur la portion roulante jusqu’au relais des chasseurs et ça va de mieux en mieux. Col de travail et colla bassa nickel, je pousse a bon rythme et je roule dès que c’est possible. A plan d’arriou au moment de passer la double barriere metallique devant les spectateurs une fillette assise sur le mur a droite en fait tomber une grosse pierre qui m’empêche de passer entre les barrières sur le vélo. Je suis intérieurement mort de rire en pensant à cette fillette angélique qui trouve que c’est pas assez dur et me balance une pavasse pour m’empêcher de passer la barrière horaire ! Après plan d’arriou les crampes me reprennent sévèrement. je pousse beaucoup dans la liaison vers Aspremont. L’orage menace et la foudre tombe une dixaine de fois très près. La drache s’abat sur moi sur la route avant Aspremont. L’orage fait rage, on est un petit groupe a décider d’attendre au ravito que le gros de la foudre soit passé car le chauve est très exposé. Je repars sous la pluie pour le portage, puis le travers normalement roulant où j’ai droit à un double bourrage des pneus. La glaise est particulièrement collante et je n’arrive pas a dégager le pneu arriere. Les conseillers de Caro avaient raison j’aurais du monter un autre pneu, je pense qu’une section plus petite aurait suffit a régler le probleme. J’arrive a debourrer à la rambo avec les doigts, avant de m’attaquer a Zongo qui passe très bien car le sol y est moins gras qu’au sommet et ça grippe bien. je suis seul jusqu’au plongeon dans la jungle, que je passe sur le vélo, ce qui me permet de doubler qq gars en vrac qui essaient de descendre le toboggan à pied. Les dernières difficultés de la jungle passent beaucoup mieux que l’an dernier car je sais à quoi m’attendre. Les qq gars qui me doublent hallucinent lorsqu’ils m’entendent pousser des cris de singe … j’en fait un point d’honneur à chaque fois que je traverse la jungle de st André, c’est une tradition. Le paillon est bien plus facile aussi (passage raccourci et on ne doit pas traverser le lit du fleuve). Final dans le tunnel, je me fais doubler par un gars qui a un gros plateau, ce qui n’est pas mon cas… je précise car il est évident que si j’en avais eu un je l’aurais tiré sans problème 😉 dernier flip dans la montéé de sortie du tunnel. une grosse crampe au mollet et j’ai peur de devoir passer la ligne à pied… mais je tiens bon ! Jean et Caro sont la, et même si je tire la tronche sur la photo ils me rendent fou de joie ! Un peu plus et je pleurais …
    Après-course royale pour moi puisque Jean a pu se garer à 20 metres de la ligne. Il charge mon vélo dans sa bétaillère et me ramène à la maison, comme un pilote pro avec assistance. Par contre Jean t’as oublié de nettoyer le vélo, j’ai du passer 3 jetons elephant bleu cet aprem pour arriver à decoller la glaise séchée du chauve 😉

    Au final je suis super fier d’avoir terminé en moins de 11h et voilà ce que j’en retiendrai:
    Pas bien : une erreur de choix de pneu AR, une énorme erreur d’alimentation dans le portage de Levens qui me coute un temps fou, l’orage à Aspremont qui coute du temps aussi et qui fait très mal au moral.
    Bien : Une seule gamelle sans conséquence, aucun pépin mécanique, gestion des crampes plutôt efficace.

    Merci à tous et à l’année prochaine … ou pas !

  • Fabrice
  • Il y a neuf mois je terminais le Raid des Paillons, dernier. Depuis et cela jusqu’à il y a à peu de chose près 100 jours, je me préparais pour le Raid des Paillons 2012. La Transvébienne, ça me paraissait complètement hors de portée pour l’instant. Je me disais: »Plus tard, quand je serais prêt ». Jusqu’à ce qu’un certain Jean, tel Cobb dans « Inception » m’insinue l’idée que la TV c’est possible, fort de son exceptionnelle expérience de 2011. Alors je me suis dit: « Oui pourquoi attendre? ». C’était parti pour 3 mois d’une belle aventure humaine et sportive.

    3 mois d’entrainement, de sacrifices, d’astreintes et surtout de joie. Et en ce 27 mai 2012 nous y voilà. j’avoue ne pas être au sommet de ma forme. Trois semaines de vélo en mode polé polé polé (trop de polé tue le polé-polé!), le régime Turque et une bronchite contractée le mardi avant l’épreuve y sont surement pour quelque chose. Mais le plus important, c’est que dans la tête, tout va bien. je me suis préparé comme jamais et je pourrai compter sur le soutien de ma femme Marie durant toute l’épreuve.

    Pas de stress sur la ligne. Coup de sifflet et je pars fort dans la montée. Enfin c’est ce qu’indique le cardio. Pas le compteur de vitesse. Je croise malheureusement Caro et Hervé après 1h30 de course je crois (puis Jean au Petit Brec ?) et me dit que finalement j’avance pas si mal que ça. Mais qu’à ce rythme là je ne vais jamais tenir…12h! Mais même ces pensées négatives ne m’atteignent pas. je suis en plein kiff concentré sur l’instant présent.

    Mais je n’y couperai pas. Après deux heures de courses les crampes s’installent doucement mais sûrement. Pas grave: »plus que 10 heures à tenir. Et puis ça va surement passer ». Ca ne passera pas. C’est partie pour 10 heures en mode survie avec quelques vagues moments d’euphorie, comme la superbe descente du Brec que je ne connaissais pas, et de grands moments de désespoir. Comme quand je me retrouve un long moment seul sur la boucle de la Madone d’Utelle. D’ailleurs ça n’a pas loupé. je me suis vautré lamentablement sous l’arche. Pourtant j’avais vu la vidéo des recos!

    Finalement, c’est complètement rincé et dégouté que j’arrive à Pont de Cros avec une demi-heure d’avance. J’ai une pensée pour Jean et Caro que je savais derrière. Près du stand Mavic je vois Hervé (qui a abandonné) et P* que j’avais croisé au ravito de la Madonne d’Utelle. Les sandwichs de Marie me redonne la pêche et j’essaye de ne pas penser que le plus dure est à venir. 2h00 pour rejoindre la porte de Péloubié. Arrivé sur la piste du Castellar le portage a fait mal. Très mal. Je n’ai plus de jambe. Les crampes font mal. Je commence à me poser des questions sur le timing. Heureusement, un « ranger » bien urbain nous signal que nous somme « à 15 minutes de la porte qui ferme dans 20 minutes ». Mon sang ne fait qu’un tour. Je crie de rage et de douleur. Pas moyen de lâcher maintenant, si près du but. Et là plus de crampes, le coeur à 150 bpm (ce qui n’était plus arrivé depuis la madone Utelle), je pédale comme aux premières minutes de la course, je lâche les freins comme je ne l’ai jamais fait pour arriver 3 minutes avant la fermetures de la porte. Bon au final j’avais de la marge j’étais pas le dernier ce moment là! Bref je suis complètement dopé à l’adrénaline, à tel point que j’étais presque sur le point de manger dans la main d’une fille de l’orga qui me tendait des morceaux de bananes.

    Plus qu’une porte à passer. On me dit que le plus dur est fait. J’y crois à moitié mais de toute façon il est hors de question d’abandonner maintenant. Et puis l’adrénaline fait encore effet. Donc j’y vais. Moi qui ai peur de l’orage en montagne, je ne sourcille même pas lorsqu’ éclate le tonnerre juste au dessus de nos têtes dans le portage de Colla Bassa. Encore l’adrénaline. J’entame la descente, conscient qu’il ne faut pas trainer. Au croisement avec la piste je suis un bonhomme qui par à droite. Il m’apprendra 500 m plus loin qu’il abandonnait et qu’il rentrait chez lui! Imaginez dans quel état de rage cela à pu me mettre. Un nouveau shoot d’adrénaline et je remonte rejoindre la descente. Grosse arsouille pour rejoindre la porte, au final, avec 45 min d’avance. Je ne pensais pas que la coupe dûe au mauvais temps raccourcissait autant le parcours. Joie!

    Je sais à se moment là que, sauf accident ou casse, je finirai. On ne me mettra plus hors temps. Descente d’adrénaline. La route est encore longue et j’y croiserai un malheureux en plein milieu de Zongo, torturé par ses crampes. Il ne finira pas je pense. De toute façon, au Col d’Aspremont, l’orga à déjà annoncé à tout le monde que le dernier c’est le 815 (moi en l’occurrence). Ce pauvre bougre et celui qui a eu la bonne idée de déchirer son pneu sur le travers, ils peuvent crever la gueule ouverte sur le mont Chauve. Non! Je suis sûr que les motos-balai ont fait leurs jobs. Et puis, ces deux types étaient peut être des projections de mes propres angoisses? Encore l’effet de l’adrénaline?

    J’arrive à Nice. Presque tout est rangé et les speakers n’attendaient plus que moi pour clore cette 20ième édition de la Transvésubienne que je fini dernier des Finishers. Il s’agit vraiment d’une belle course et j’ai en plus eu le privilège de la découverte des sentiers qui m’étaient inconnus (sauf à Levens et en partie sur le Chauve).

    Merci à mon coach d’Escrime(?), merci à ma femme pour son soutien. Merci et bravo aux membres du club, finisher, derniers non finisher, premiers des non-finisher…tous confondus! C’est de toute façon un sacré challenge. Toutefois je ne pense que je retenterai le coup avant d’être vraiment près… Tiens ça me fait penser à quelque chose.

  • Jean
  • Allez c’est parti, faut que ça sorte. CR rapide pour une course qui le fût tout autant.

    Arrivée à la Colmiane samedi matin avec une navette pleine à craquer (4 velos + 4 riders). On s’installe dans l’appart plutôt sympa.
    Bonne ambiance de rigueur mais la discussion laisse transpirer une légère angoisse, surtout chez Rémi apparemment.

    J’ai pas une grosse motivation pour faire le prologue, les gars qui ont fait la reco en resortent couverts de boue. Le télésiège nous emmène au pic de la colmiane et là, c’est un peu la foire d’empoigne.
    Des gars très motives partent à toute blinde. Moi, je me la coule douce au fond avec protecs & casque integral qui ne serviront à rien au final. Je ne pense qu’à rester entier.
    Le sentier est hyper boueux et les racines font valser le vélo. Le chemin du facteur est sympa mais quand on ne pense qu’à éviter la chute, on rame.
    A St Martin, quand je nettoie le vélo dans la fontaine, Skypie est là, frais comme un gardon, il a fait claquer une sacré perf notre champion.

    Je vois Bailly-Maitre arriver, immaculé, vélo nickel. Il est vraiment impressionant ce gars. Je l’imaginais much more ristretto @VV 😉
    Le deuxième arrive avec un vélo électrique !?!? Bibine au bar du coin puis on rentre se faire une méga pasta party après le speech du gourou qu’on zappe tellement il est long.

    Le temps vire à l’orage. A la télé, c’est l’eurovision, au passage de l’Albanie, c’est une averse de grêle. Comme quoi, c’est vrai ce qu’on dit.

    Hervé et Rémi font le concours du plus con, on rigole bien, sono à bloc. Le sommeil est long à venir et le réveil est dur. Pas très faim alors je suis light sur le petit dej.

    Mise en grille, pas de stress. Ça part beaucoup plus cool que l’année dernière, faut dire que le départ est trempé. La montée se fait par la piste, c’est beaucoup mieux que le portage.
    Au télésiège, le sentier est encore plus boueux que la veille. J’ai pas la technique et je dépense pas mal d’énergie à garder le vélo droit sur les ornières et les racines.

    Piste puis portage où le spad pèse un âne mort avec la boue. Caro et Hervé sont un peu plus bas, ils ont l’air de bien grimper, c’est bon ça.

    Sur le travers des deux caires, la boue gêne pas mal de gars alors c’est queuleuleu ininterrompue jusqu’à Andrion ou presque. J’arrive en 2h15 au premier ravito, pas glop.

    La descente d’Andrion est technique avec la boue et les racines. Quel constraste avec la reco où tout passait sur le vélo, à l’aise.
    Je sens mes jambes faibles et les petits coup de culs passent très difficilement. J’avale un gel qui fait son effet mais 30 minutes après, j’ai des frissons et je vois des étoiles. Pas terrible comme sensation. J’avale plein de trucs mais ça ne change rien.

    Faf me rejoint au Brec et je ne peux pas le suivre dans la descente. Là aussi, le contraste est énorme avec la reco. Pourtant il fait beau et même plutôt chaud.

    Le travers passe OK, la descente sur Utelle pas mal non plus puis patatras dans le boucle du diamant. Je suis obligé de m’asseoir pour avaler un truc et boire mais ça passe mal.
    Dans le portage de la madone, je me traine. Je me demande ce que je fous là bien trop tôt. Karma police, c’est à Levens normalement.

    Je vois Mme Hervé, P*, Marc et le papa de Caro. Ça fait du bien. Coca, fruits and co mais je sens bien que la descente ne va pas être top, au vu de ma lucidité.
    Un marshal nous mets un saine pression : « La TransV c’est pas une rando, c’est une course. Je veux pas vous stresser mais dans 30 minutes y’a les motos »
    La fin de la descente se fait pas trop mal même dans les sections techniques mais je me fais passer à chaque petite bosse.

    J’arrive au pont du Cros à 13h32, je suis donc le premier à me faire sortir. Derrière moi, une féminine aurait mérité mieux, elle s’est pris une grosse boite juste devant moi dans le pierrier du Cros.
    Dans tous les cas, je n’aurais pas pu faire le portage. Donc pas de regret.

    Je suis épuisé, je n’arrive même pas à desserer mon axe et enlever la roue ! Je me fais ramener à Nice par la Hervé family (merci encore ma poule). Chui un zombie. Le tonus ne reviendra qu’après le repas de l’orga que j’engloutis d’une traite.

    Je verrai l’arrivée des gladiateurs qui ont fait entre 9h00 et 11h00. Rémi arrive après une grosse averse. Il a tout donné et ça se voit. La bétaillère nous attend sagement, ramenée par les soins de l’orga, merci ma Caro pour ce luxe.

    Quelle course ! Vu les conditions, chapeau bas à tous les participants. Mention à ceux qui m’ont doublé et encouragé : « Je passe quand tu peux » ou « lâche rien ». Certains qui me suivaient se sont même arrêté pour me proposer de la bouffe et pour que je remonte en selle …

    La prochaine fois, je soignerai l’alimentation. Erreur de débutant (j’ai bu 1.5 litre et 3 verres de coca, quel con !) et je ferai moins de velo pour garder l’envie. Je touche plus un vélo pendant 1 mois.

  • Caro
  • Après 5 cinq années d’autocollants FINISHER déposés sur les plaques et après m’être demandé si les plus méritants étaient les coureurs ou les organisateurs, j’ai aujourd’hui la réponse !

    Ca commence à Nice sur la prom, bétaillère chargée à bloc avec 4 bonhomme et 4 vélos, Jean a l’impression de conduire un tracteur 🙂 Dans la voiture l’ambiance est vraiment bonne et on rigole ! Arrivée à La comiane je retrouve tous mes petits amis de l’orga qui s’affèrent commes des petites fourmis. Une fois la plaque retirée et le vélo marqué je redescends à Saint Martin pour faire le chrono au prologue, j’ai fait comme 100 autres coureurs le choix de ne pas prendre le départ pour éviter la casse et m’économiser ! Et quand je vois le nombre de mecs qui arrivent avec des vélos en vrac et plein de boue, je me dis que j’ai bien fait !

    J’ai la chance de me faire monter un pneu plus adapté pour rouler dans la boue, que Jean et hervé me changeront rapidos avant le brieffing, moi j’y comprend rien mais apparement demain ça peut m’être utile ! Brieffing longuet, on s’esquive et à 4 dans un tout petit appart on tourne vite en rond. Alors on mange, on discute, on rigole et on se demande si le ciel va nous tomber sur la tête demain matin après avoir vu la grêle tombée vers les 19h30. Pour moi la soirée va être très courte, 21h30 j’ai un coup de barre, boules quies en place, je ne vois même pas le début de l’eurovision ni n’entend les garçons et je sombre dans les bras de morphée après avoir répondu à tous les gentils messages de soutien de la clic Ascvtt, Charlotte, Max, Ludo…

    4h30 le réveil sonne ! J’ai la pêche et la banane, pas du tout stréssée je m’enfile un méga petit dèj avec jambon fromage et weetabix alors que je vois mes pauvres amis Jean et Rémi galérer pour avaler quelque chose. Rémi se bat avec une part de cake pour arriver à l’engloutir, il est stréssé, l’estomac noué.

    On descend, la mise en grille commence pour Les Performers. Le ptit Rémi est tout seul à l’arrière et commence à se demander si il a bien fait de mettre ses protecs. J’ai envie de faire pipi, j’y vais et du coup je loupe la mise en grille des filles, j’arrive en retard et je me cale du côté droit car je n’ai aucune envie de me retrouver première ligne et de me faire rouler dessus. Le départ des performers est donné et c’est au tour des Challengers d’avancer sur la ligne. Je me sens toute petite et bien seule au milieu de ce tas de mecs mais heureusement Jean est là ! Juste à côté de moi et il a même l’air détendu, il retrouve son GPS à 3 minutes du départ. C’est le seul moment ou j’ai vraiment stréssé, mal au coeur, envie de vomir, j’avais presque envie de pleurer comme une gamine ! Coup de fusil, le départ est donné, je reste bien à l’exterieur et je laisse filer tout doux jusqu’au début de la montée. Très vite je me rend compte que j’ai bien fait de changer mon pneu, le sol est lourd et j’adhère beaucoup plus. Difficile de rester sur le vélo dans la masse donc je choisi l’éxtèrieur à nouveau. Cette partie me semble moins difficile qu’au reco, je vois que je ne suis pas ridicule face à d’autres mecs qui montent à pied et je me sens rassurée. J’ai Jean en ligne de mire qui s’éloigne, puis Hervé ensuite. Solidarité féminine oblige, je rattrape deux italiennes avec qui je vais attaquer la première descente, Daniela et Rosalia ne parle pas français et moi pas italien mais aller savoir pourquoi on a réussi à communiquer, première TV à toutes les trois on se sert les coudes et à tous moment j’entends : CAROLINA ?? je repond SI et elle de me dire DAÏ DAÏ !!

    Mais premier gros portage, elles souffrent à mort et poussent le vélo. Je commence à prendre de l’avance sur elles puis je fini par ne plus les voir. Les mecs qui me doublent et parfois ceux que je doublent, me regarde avec des grands yeux, je peux lire toutes sortes de sentiments, de l’admiration, de la décéption, de la surprise et beaucoup m’encouragent avec des « respects » et des « bravo » a tout va ! J’ai le souffle court et je n’arrive pas toujours à répondre alors je souris et souvent eux aussi. La suite des évènements c’est une succession de souffrance ! Le sol détrempé est inroulable pour moi tant en montée qu’en descente, je pensais parvenir à prendre un peu de plaisir mais je n’y arrive pas. Tout ce que j’ai pu passer à vélo en reco, je me retrouve à le faire à pied. je me repose plus dans les portages que dans les descentes. Je ne m’arrête jamais, juste pour manger deux oranges au col d’Andrion ou je vois Richard de l’AS Var Mer qui me rattrape à peine, je suis contente. Petit Brec puis Brec puis descente du brec, tout ça passe pas trop mal et j’ai hâte d’arriver à Utelle ou mon père doit être là pour faire une petite pause. Hervé est en souffrance nous faisons la descente ensemble et je peux l’entendre hurlé quand les crampes le saisissent. Arrivée à Utelle, papa n’est pas là (je saurais plus tard qu’il n’a pas pu se garer), décéption, le moral en prend un coup, Je vois Marc et Jocelyne puis mon coach qui me dit que dit de ne pas trop trainer car il est déjà 11h15. je me rends compte que ça fait 4h30 que je roule non stop. Le tour de la cime du diamant se passe sans encombre avec un mec pas très sympa avec qui je n’échangerais aucun mot, certainement un macho parisien 😉

    On attaque le portage, le premier, puis la route, puis le portage de la madone et là arrivée à la Madone, je suis heureuse de voir mon père, Pierre*, Marc et Jocelyne et un autre ami qui sont là et m’attendent ! Tout le monde a été formidable, Papa et Pierre* nettoient mon vélo et graissent la chaine, pendant que Marc me nettoie le visage puis les cales de chaussure et rempli mon camel. je n’ai qu’à manger et boire mais j’ai du mal, rien ne me fait envie. Je suis heureuse et génée à la fois de ne pas pouvoir passer plus de temps avec eux, avec tous ce qu’ils ont du attendre ! Tous me disent que je suis bien et que j’ai l’air en forme. Effectivement j’me sens bien.

    A 12h15 j’attaque la descente de la Madone qui ne sera rien d ‘autres qu’une desente en enfer ! Du haut en bas, je vais me battre avec les cailloux qui roulent, les racines qui glissent, à plusieurs reprises je frole la chute et petit à petit je m’épuise. J’y crois mais je galère grâve. Au croisement avec le chemin qui descend à la villette , j’hésite même à couper, mon gps est à plat comme moi. je demande l’heure à un mec qui me dit qu’il est 13h26. Je ne me souviens pas exactement de la suite du chemin mais je sais que c’est encore long. Je réalise alors que la course est fini pour moi. C’est dur. Je suis tellement deg que je me demande si le mec ne m’a pas menti pour me décourager. Je continue puis avant les escaliers je sors mon portable 13h51. C’était pas une blague. Je me fais un dernier p’tit kiffe dans les escaliers qui arrivent à Pont de cros et je retrouve Pierre* et mon père qui m’attendent. Excellent timming, il commence à pleuvoir. Je réalise plus tard que j’ai roulé 7h30 avec 15 minutes de pause en tout.

    Je rejoins Jean à l’arrivée, il est tout sourire et serein comme d’habitude, puis Rémi arrive enfin, quand on le rejoins il a les yeux tout rouges et il se dit être déçu de son temps : le fou ! Il est tellement déconnecté de la réalité qu’il ira même jusqu’à pointer du doigt Francois Bailly-Maitre qui est à un mètre de nous et lui lancer « t’es un tricheur toi de toute facon, t’as même pas eu la pluie ! ». Un très grand Bravo à Faf qui pour moi n’est pas le dernier mais bel et bien le premier des 510 autres qui n’ont pas passé les barrières horaires ! Tu peux être fière de toi l’ami, t’es un grand guerrier 🙂 Et mon coup de coeur ira à Sandra Rudel qui fini 3ème et qui passera la ligne en larme après 6 mois de préparation intensive et un investissement à la hauteur de son moral d’acier.Une édition 2012 qui marquera les esprits je pense comme une des plus éprouvantes, bien pire même que 2008 ou le parcours avait été nettement raccourci.

    En avril 2011, je m’inscris à l’ASCVTT, un an après je participe à la transvésubienne ! Le progrès est là et le club y est pour beaucoup ! Alors un grand merci à vous tous pour vos conseils et votre patience ! Un merci tout particulier à Jean, mon mentor durant toute cette préparation et qui a su trouver les mots pour que je continue à y croire. De même pour Remi, Fluo et Charlotte qui ont cru en moi et n’ont cessé de m’encourager pendant ces 3 mois pour aller au bout de mon challenge ! Merci à Pierre* qui a tenu parole en étant présent et tu as raison, voir des visages familiers ça fait tellement de bien dans ces moments là. et bien sur à Marc mon « papa adoptif » qui a été tout aussi réconfortant.

    Se dépasser est une course qui ne fini jamais, c’est ce que j’ai fait, j’ai tout donné, je n’ai aucun regret. J’ai écrit le dernier chapitre de ma vie nicoise puisque grâce à cette superbe aventure, j’ai eu une opportunité professionnelle sur Marseille et je déménage dans 10 jours. Une autre transV ? honnetement je n’en ai aucune idée !

    « Tu sais ce rêve que tu trimbales avec toi depuis toujours ?Il est important. Tu t’es jamais demandé ce que ca ferait de le réaliser ? T’as jamais eu l’impression que le temps passait trop vite ? Combien de jours te reste t’ il avez le dernier ?Le bon moment n’existe pas. Tu seras trop vieux. Trop jeune. Trop ci ou trop ça. C’est quand la dernière fois que tu as pris un risque ?Est-ce que tu te rappelles a quel point tu t’es senti vivant ?Il n’y a aucune garantie de réussite. C’est jamais trop tard, honnêtement : SAUTE….Peut-être que tu tomberas….peut-être que tu t’envoleras !  »

    Merci à l’ASCVTT et que la fête continue !

  • Herve
  • Bon allez je me lance …
    2 jours c’est bien le temps necessaire pour digerer cette experience…
    car il est carement vrai de dire « la TransV, au dela du course, est
    une vraie experience… »
    Bon de mon cote je relativise, ca a ete une experience assez courte 😉

    Nous partimes 4 dans une betaillere tres sympa et nous nous vimes 900
    sur le champs de la Colmiane au depart de cette aventure …

    L ambiance, l appart etc … tous les dires de nos amis Jean, Remi et
    Caro sont veridiques …
    Fendage de gueule, jeu du plus con entre Remi et moi… bien sur j ai
    gagne lol… une fois n’est pas coutume.
    Niveau alimentation je suis au top de chez top… une vraie pub pour
    Overstim lol… Sport dej, Malto, Hydrixir et tous les gels qui vont
    bien…
    Tout est bien package sous forme de kilos d heroine … au point ou
    Remi me demande de ranger ca dans la betaillere lol

    Bon passons aux choses serieuses on est pas la pour deconner mais pour rouler…
    4h30 You Shook me all night long d AC/DC nous reveille …
    Petit dej (vous avez lu la pub plus haut…)
    Pas de stress juste une petit boule au ventre avant une compet,
    classique quoi avant chaque compet de foot, tennis, moto, VTT idem
    L orga m a place en challenger je me demande toujours pkoi quoiqu il
    en soit je me retrouve a un gars de decalage derriere Jean et Caro.
    Coup de fusil, de tonnerre ou autre enfin un gros bruit et on part, je
    reste bien a droite enchaine les zig et les zag et je passe devant
    Jean et Caro dans
    la descente mais pas pour longtemps Jean me reprend tout de suite dans
    la montee vers le telesiege. (mais pkoi il marche pas aujourd hui…
    le telesiege heing)
    La je comprends tout de suite qu il faut que je calme le jeu, je
    souffle bien et monte tranquilou … jusqu au telesiege.
    J’ai du mal a reconnaitre le parcours pourtant deja fait il y a
    seulement une semaine. Pendant la reco on a roule disons 2/3 jusqu au
    col d’Andrion
    je jour J c’est plutot 2/3 de poussette/portage dans la melasse …
    aie aie aie les jambes trinquent grave.
    La descente a partir du telesiege est tout bonnement un enfer avec un
    niveau technique comme le mien, difficile de tenir la roue avant…
    c donc un pied sur une pedale et l autre je ne sais ou pour essayer de
    ne pas me boiter.
    J’arrive finalement sur la pistasse en me disant je vais enfin
    recuperer un peu… que nini, melasse puissance 1000 ca roule mais ca
    colle …
    J’essaie de suivre le troupeau mais j y laisse des plumes (qques une de plus)
    Arrive ce p.. bip bip de sentier sur la gauche qui ressemble plus a un
    torrent de boue avec des cailloux glissants et instables qu a un
    sentier.
    et la je morfle dans les jambes, dans la tete dans les epaules enfin
    partout quoi 🙁
    Je me traine comme je peux jusqu au gazon ou je me dis enfin du vert
    pour moins souffrir … rebelote, sous le gazon vert de la bouasse
    argh p.t. bip bip bip de melasse.
    Et c est comme ca sur tout le sentier des 2 caires meme si ca commence
    a aller mieux au niveau de la piste
    Ma tete me lache petit a petit … je me dis de plus en plus c’est pas
    possible si c’est comme ca jusqu au bout je vais jamais le voir le
    bout …
    Finalement j’arrive au ravito 1 sans trop de bobos meme plutot en
    forme compare a certains que je vois arriver apres moi…
    Je me dis finalement ca peut le faire, un gel de la marque dont ne
    doit pas prononcer le nom, banane coca et je repars dans la descente
    d’Andrion
    ou la je m etonne de doubler pas mal de gars completement en galere
    dans les pierres et les racines .

    Allez je me sens pas si mal la tete va mieux, j’accelere un peu j’en
    ai marre de me faire doubler … ERREUR, GROSSE ERREUR.
    des que ca remonte un peu aie aie aie ca tire … adducteurs, ischios,
    quadri tout tire… a part les mollet.
    Et je vois passer Faf qui me demande de pas le stopper en tombant
    devant lui lol desole Faf…
    Je souffle un peu et j attaque le portage du petit brec a 2 a l heure
    et la c le defile du petit cycliste court moulant a la grosse tenue d
    enduriste protege a mort… tout me passe devant meme un tandem que j
    avais laisse sur place dans l’Andrion lol (bon aller je suis
    Marseillais j exagere un peu)
    Et je me rends compte que mon corps lache de partout, je ne m arrete
    pas je monte jusqu au Brec enfin presque et je vois Caro pendant ma
    pause Overs… bip bip
    On attaque la descente ensemble et Miss crampe et ses soeurs m
    attaquent de toute part… jusqu a Utelle c l’enfer le vrai… crampes
    … 5 ou 10 mn pour les faire passer
    je remonte sur le spad et apres 2,3 epingles un peu difficiles
    rebelote … les crampes me tuent… j’ai 2 bout de bois a la place
    des jambes.
    La descente comme le reste du parcours est completement defoncee et
    grasse alors que dhabitude c est plus sec et rocailleux :((
    Tant bien que mal j’arrive a la belle epingle d Utelle que je passe
    presque lol non je deconne je suis completement decompose et le
    Mr de l’orga m’indique la suite vers la Madone…
    je lui jette mon dossard la gueule en l invectivant … lol enfin il
    me l’arrache de mon sac car je lui demande le chemin de la route le
    bitume le vrai, j’ai jamais autant aime le bitume.
    Caro me passe devant et continue vers la Madone tout en se montrant
    desolee pour moi …
    Moi completement bloque par ces maudites crampes je m’oriente vers la
    route qui est synonyme d’echec total …
    C’est dans cet etat d’esprit que je rejoins le cros d’Utelle par la
    route pour qd meme soutenir Remi, Faf, Jean et Caro pour la fin de
    l’epreuve
    Je vois Remi qui est tres concentre, Faf me dit qu il a double Jean et
    Jean arrive completement vide ….

    Que dire apres ca, lorqu on est dans cette course on fait tout pour en
    sortir et le reste du temps on fait tout pour etre pret…
    Si je trouve un mentor tel que Jean cette annee qui a reussi a me
    convaincre de m’engager la dedans je veux bien reesayer l’annee
    prochaine…Heing Jean ?

    Bien sur le moment des remerciements et felicitations
    Tout d’abord un gros merci a Jeannot celui qui a reussi a me
    convaincre mais pas seulement…
    A organiser tout un tas de sorties, de recos qui ont permis de me
    rassurer pour me mettre au depart
    Merci a Caro et Remi pour leur bonne humeur la veille de cette
    aventure et a Caro pour avoir supporter mes cris de sanglier dans la
    descente jusqu a Utelle …
    Merci a ma douce aussi pour son transport du cros jusqu a Nice lol
    Merci a l ASCVTT pour l’ambiance et les sorties.
    Et encore toutes mes felicitations a tous les partcipants de l’ASCVTT
    a cette experience incroyable finishers ou pas … ;-))

  • Claude
  • bravo à tous et toutes pour vos perfs finishers ou pas :banane: […]
    sinon moi aussi j’suis un co… car si j’avais préparé un peu mieux l’évènement comme il se doit j’aurais pû éviter de bâcher pour la seconde fois consécutive à cause de ma TDS :fache: :fache: :fache: et me défendre un peu mieux sur le prologue 😯 :o:
    m’enfin même avec un bike en bon état sur la première j’ai vu que çà aurait été très dur pour moi :tappe: :tappe:
    Dommage c’était la TV où il fallait être finisher vu les conditions et les jours d’épreuves…

    ceci dit j’ai été content de revoir tous ceux et celles que je connaissais (+ Dgé dont j’ai mis un visage sur le pseudo 😉 et m’aperçois que vous avez rien perdu mes cochons respect :respect:

    Sinon en vrac:
    prologue sympathique avec ce fameux chemin du facteur très ludique que j’ai enfin découvert
    le site de la colmiane toujours aussi magnifique
    une organisation toujours au top (merci G.E, son équipe et tous les bénévoles)
    grande satisfaction de m’être fait doublé dans le prologue par Monsieur Jacques DEVI :aime3:
    un temps de chien avec la grêle comme dessert
    jean claude je t’ai reconnu trop tard 😉
    puisque j’ai eu un peu de temps et que je les vois jamais en course suis allé voir les les cadors dans le passage technique de la madonne et force est de constater que même dans les 20 premiers pas tout le monde passaient sur le bike…çà m’a permis d’en encourager en compagnie de madame Greg 🙂 quelques uns comme transpi, nissart, rémy, orange…(les autres pas assez rapide, vous est pas vu, lol) et de papoter avec une sympathique toulousaine 😉

    raaaa j’ai les boules…allez à très très bientôt sur une course…çà manque trop

2 pensées sur “Transvesubienne 2012

  • 14 juin 2012 à 14 h 32 min
    Permalink

    C’est bon de relire tout ça. L’année prochaine on sera une douzaine au départ et autant a l’arrivée…

  • Ping : Bonne année 2013! « VTTrip

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