Lignins une fois, Lignins toujours

Retour sur un week-end du club organisé début octobre avec pour objectif le fameux tour des Lignins dans le 04.
Traditionnellement proposé au club quasiment tous les étés, l’idée m’est venue d’aller y prendre un bol d’air pur (et frais) pour un week-end d’automne avant que le froid et la neige ne s’en mêlent.

Les Lignins c’est loin alors alors nous partons deux jours et nous logeons dans un gîte dans la ville fortifiée de Colmars.

Samedi 10 Octobre: l’Autapie

En guise d’acclimatation quoi de mieux qu’un incontournable de Colmars: la descente de l’Autapie et ses fameuses épingles en sous-bois !
Mais tout se mérite: il faut d’abord gravir 800m sur une piste très carrossable mais raide au début, heureusement la forêt de mélèzes est magnifique et nous profitons des coprins qui poussent comme des champignons sur le bord de la piste pour écouter Francis nous faire un cours de mycologie par l’expérience.

Au fur et à mesure que nous nous élevons (vers plus de spiritualité? euh pour l’instant vers le départ de la descente çà sera déjà pas mal) nous découvrons la vue sur les montagnes alentours.

Enfin après une dernière montée éprouvante sur single voilà la cabane de l’Autapie.
Francis en fait l’inspection et en évalue le nombre d’étoiles et la capacité, en prévision de futurs réveillons à ski ?

Nous nous jetons sans plus attendre dans la descente tant attendue.
Le ton est donné d’entrée avec une superbe série d’épingles sur un tapis d’aiguilles de mélèzes, faut juste pas rater la première au bord du ravin 🙂

La suite tient ses promesses avec de grandes traversées rapides agrémentées d’épingles tantôt faciles en glisse, tantôt intéressantes à négocier avec des marches 😉

Le final par le bois des Espiniers quant à lui est un enchaînement rapproché de virolos dans une sorte de goulet: génial on le dirait taillé pour le vtt 🙂

Seules pauses dans cette descente: 2 ou 3 photos dans des épingles « clé » et la recherche de ce qu’on espérait être des sanguins mais qui n’en étaient que des faux.

Résultat: à peine 3h de l’après-midi et nous revoilà déjà à Colmars au bord du Verdon.
Pendant que Pierre-Yves se jette sur son pan bagnat, Francis nous raconte ses descentes en canyon du torrent de la Lance quand il était jeune, enfin y’a pas si longtemps que çà 😉 et nous propose d’aller voir la cascade de la Lance … très bien allons-y … puis vu qu’il n’est toujours pas 16h, de repartir pour un tour un peu plus conséquent cette fois à la recherche d’un beau pont en pierre plus haut sur le torrent d’où partirait une belle descente sur Colmars. Nous trouvons bien un pont, mais il s’agit plutôt d’une passerelle en bois… quant à la descente et bien nous la faisons à pied sur un sentier hyper exposé au bord du canyon ! Par contre nous trouvons de vrais sanguins cette fois 🙂

Cette fois c’est bon il est assez tard pour décréter l’apéro bière/pizza/quiche, tiens çà tombe bien Ann nous rejoint juste à l’instant 😉

Le gîte quant à lui est très spacieux, voyez plutôt: un gite de 68 places ouvert juste pour nous 🙂
Par contre Francis a oublié le Génépy et le gîte n’a que des tisanes à offrir, comment on va faire nous demain pour tenir ?

Dimanche 11: les Lignins

Colmars 8h, 8 degrés (c’est pour aller avec l’heure mais je sais pas si ils y étaient).
Patrick un pote de Francis nous rejoint de bon matin, sans les croissants mais il est pardonné car il fait trop frisquet pour les savourer ! Nous nous réfugions au chaud dans les voitures pour la navette.

Et c’est avec les toutes les couches que nous attaquons le sentier montant qui part au-dessus de Ratery vers la Cabane des Juges. Nous ne mettons pas longtemps à nous réchauffer vu la pente, mais ne nous attardons pas trop non plus sous les hauts mélèzes qui laissent à peine passer le soleil.

Après une courte descente nous rejoignons le vallon de Bressenge et le SOLEIL !

Il nous faut maintenant remonter ce vallon « du bout du monde » pour atteindre l’objectif … enfin presque, où sont donc passés ces lacs ?

Patrick: « suivez moi c’est par là ! »

Ah cette fois çà y est !

La pause s’impose, et même la sieste pour certain(e)s

Pendant que d’autres partent faire le tour du lac

Et ramènent de splendides clichés

Mais nous sommes quand même au mois d’Octobre, il faut repartir sans trop tarder à l’assaut de la baisse de Détroit par .. euh … y’a pas de chemin !

Une bonne partie peut passer à vélo en choisissant les marnes grises où l’accroche est phénoménale, pourvu qu’on ait encore les jambes 😉

Au sommet de la baisse de Détroit le panorama s’ouvre très largement, des gorges du Verdon (le Chiran) jusqu’à nos cimes du Mercantour dont le Mounier sous un profil inhabituel. Certain(e)s reconnaissent même la Dent du Guignol et le massif de la Touffe dans le fond mais ils exagèrent çà me parait un peu loin !

Le départ de la descente, comment dire … assez sale, surprend par rapport à ce qui était promis.

Surtout qu’ensuite il faut encore pédaler sur un long travers (mais le top du top des travers pour ceux qui les aiment comme moi ;-))

A propos de pédaler, Patrick essaie une nouvelle technique: le single-speed sans tendeur de chaîne, mais cela vire plutôt à la trottinette 😀
C’est pas parce qu’il s’ennuie, c’est parce qu’il veut savoir si la garantie de son Kona tout neuf s’étend aussi au dérailleur qui tape dans une pierre 🙂

Enfin c’est la descente en plongée vers les gorges de St-Pierre

Avant les gorges une longue calade dans la forêt avec des traversées hyper rapides (même si le chemin n’est pas trés large) et des épingles, celles à gauche passant beaucoup plus facilement que celles à droites pour tout le monde.

Petite pause forestière et ravitaillement en eau à la cabane de Congerman et c’est reparti pour une deuxième enfilade encore meilleure que celle du dessus !

Le passage tant mystifié des gorges de St-Pierre arrive.
Depuis ma première des Lignins avec le club en 2004 je n’étais plus repassé par là, et bien c’est toujours très impressionnant, mais la largeur du sentier permet de se lâcher un peu malgré l’à-pic quasi omniprésent.
En tout cas c’est un final de toute beauté !

Bravo à tous les participants et participante car même avec la navette cela reste un vrai tour de montagne où le pédalage est rarement facile et où la concentration et l’attention sont de mises, particulièrement dans les Gorges en toute fin de parcours, jugez plutôt:

Quant à moi, les Lignins ont leurs fans, et j’en suis un, définitivement.
Fabien.

4 pensées sur “Lignins une fois, Lignins toujours

  • 10 novembre 2009 à 18 h 25 min
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    merci pour le CR, c’est un super souvenir de vtt et de convivialité 🙂
    la descente des gorges, c’était du pur bonheur. régalade à fond. A refaire absolument.
    PeeWhy : bravo la vidéo est top et les photos grandioses 😀

  • 12 novembre 2009 à 14 h 09 min
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    les tofs et notamment la première avec le lac est tout simplement magnifique…c’est un coin que je ne connais pas encore ces fichus lignins!!

  • 12 novembre 2009 à 15 h 20 min
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    Ah bein c’est sûr toi qui aimes les lacs tu n’aurais pas été déçu ! Et ceux-là sont accessibles en vélo 😉

  • 13 novembre 2009 à 12 h 13 min
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    eh eh heureusement qu’il existe encore les randos et le blog pour profiter de la liberté d’expression !!
    A TRES bientôt pour nos nouvelles aventures :-))

Commentaires fermés.