J2S, C’était l’occaz !

Quoi de plus naturel, après une tentative de Mt Blanc (pas la crême) pour l’un et une Transvésubienne (pas de la tarte) pour l’autre, que de jouer pour un podium au relais nocturne des Jeux de Sophia ?

En effet, c’était l’occasion de jouer le podium, le tandem de choc qui trust la première place depuis des années n’était pas de la partie. Et la bataille a été dure, car la place vacante avait plusieurs candidats motivés tous aussi intéressés.

1er tour

Ça commence par le traditionnel départ façon Le Mans. C’est Fab qui se porte « volontaire » pour le premier tour. Je le vois partir bien placé, il est dans le groupe de tête et déjà ça joue du guidon. Retour tranquille et concentré pour moi au point de passage de relais.

2ème tour

Un premier arrive en trombe. Ouf, Fab n’est qu’une poignée de secondes derrière. Passage de relais, je pars nez dans le guidon avec les encouragements de Fab à la poursuite du premier. Le premier se plante de trace à 50m du départ et se retrouve dans un parking. J’étais tellement en mode poursuite que je l’ai bêtement suivi. Demi-tour brusque sur lequel je chute à cause du gravier et de mon QR (quasi-rigide) glissant, une belle pizza. Je remonte en selle, la chaîne avait déraillé pendant la chute. Je remets la chaîne et je repars, à fond, encore avec les encouragements de Fab.

Fab et le premier s’étaient tellement tiré la bourre sur le premier tour que le 3ème n’était pas encore revenu sur nous.

300m de goudron plus loin, je reviens sur le premier et je ne le lache pas d’un crampon. Sur la fin du tour, je sens que je peux le passer mais avec le pointage si proche, je décide de garder ça pour le prochain tour.

3ème tour

Fab part donc pour le 3ème tour à moins de 5s derrière le premier. Mais celui-ci bien que moins technique garde l’avantage en envoyant du paté (de route et non de campagne) dans les longues parties roulantes.

4ème tour

Au passage de relais pour le 4ème tour, Fab est toujours deuxième, cette fois 30s derrière. Rien n’est joué, on s’accroche. C’est le tour où l’on commence à rattraper la queue de la course. Après avoir bien roulé sur la partie route, je me trouve coincé pendant toute la descente. Le 3ème commence à revenir dans la course alors que le premier est quelques retardataires devant.

En bas de la descente, les retardataires sous pression nous laissent passer. Et c’est parti, « on passe à gauche », « on passe à droite », dans la montée je fais prendre les tours à mon lièvre. En haut de la montée, au départ de la partie technique, il est à deux doigts de lacher, je vais pour le passer et il se reprend. Je n’insiste pas, avec mon QR, selle haute, je suis à chaque fois très limite.

Ça y est, on attaque les épingles en montée, c’est le moment d’attaquer. Un kiai et je lache les watts, c’est la qu’il faut faire le trou et ça marche.

5ème tour

Fab part maintenant premier avec une trentaine de secondes d’avance. Il arrivera à en garder au moins 10.

6ème tour

Je reparts premier sans voir le deuxième. J’essaye de creuser à nouveau l’écart pour le prochain tour de Fab. Au milieu des passages techniques la lampe se montre un peu faiblarde. J’accélère pour sortir des passages techniques avant une mort qui s’annonce imminente.

Et ça n’a pas raté, je me retrouve avec un tiers de la course à boucler sans voir la piste, tout juste les réfléchissants. Je suis tenté de rester dans la lumière des participants que je double mais ça m’oblige à ralentir, alors je continue dans le noir. « il est où cet arbre que j’évite à chaque fois de justesse ? ». « A c’est bon, le goudron, pas de piège, je peux watter même dans le noir ; oh — la barrière, ouf ». Je rentre dans la forêt et j’assure jusqu’à la ligne de passage de relais.

7ème tour

Je n’ai pas pu tourner aussi vite que je voulais. Fab part toujours premier mais avec une avance un peu moins confortable qu’espérée. Bonne nouvelle, j’ai encore les jambes pour bien repartir mais il va falloir gérer une manip d’éclairage.

Finalement la table de control annonce qu’il n’y aura pas de nouveau départ, tout est entre les « mains » de Fab.

Son avance du départ le laisse rouler en tête jusqu’à la dernière partie goudronnée. A 300m de l’arrivée, il entend son poursuivant qui revient sur lui, très menaçant. C’est là que tout se joue, Fab donne tout ce qu’il a et réussi à rester premier à l’entrée du passage en forêt qui mène jusqu’à la ligne d’arrivée.

  1. ascvtt.com (1h 25mn 47s – 7 tours)
  2. Team TopCycle (1h 25mn 48s – 7 tours)
  3. COFELY (1h 30mn 6s – 7 tours)
  4. Zen Attitude (1h 39mn 24s – 7 tours)
  5. THALES (1h 27mn 18s – 6 tours)

4 pensées sur “J2S, C’était l’occaz !

  • 9 juin 2009 à 9 h 05 min
    Permalink

    c’est tarte la transvésubienne ??!!
    mais si j’ai bien écouté le résumé que tu m’as fait dimanche, c’était plutôt tarte tatin sur la fin nan ? :-))

  • 9 juin 2009 à 12 h 58 min
    Permalink

    Vive l’ASC !!! A une seconde près, c’est chaud ! Bravo les gars :-)))

  • 9 juin 2009 à 18 h 23 min
    Permalink

    On est souvent podium dans cette épreuve, mais là vous faites fort 🙂 Et le coup de la loupiotte qui rend l’âme avant l’arrivée, j’ai connu aussi, chaud !
    Et Thierry ?

  • 9 juin 2009 à 21 h 33 min
    Permalink

    Alors là bravo les gars. Moi aussi le coup de la lampe j’ai connu et le pilotage en pleine nuit noire c’est chaud.
    Pas faite cette année, mais maintenant que je me suis fait un éclairage qui tient la route, prévoyez des sorties ASCVTT avec des départs très tôt, je ne dis pas d’heure pour l’instant c’est une surprise.

Commentaires fermés.