Les galériens entrent en Trans’

Transvésubienne 2009

Rarement course VTT n’aura autant fait parler d’elle ! Cette 21ème édition de la célèbre, ultime et légendaire course VTT d’endurance éveille les superlatifs. Après une édition 2008 noyée dans une météo exécrable et un parcours raccourci pour des raisons de sécurité, l’évolution du matériel et de l’entrainement des pilotes incitaient à une évolution “à la hausse”.

Pour la première fois, celle-ci se joue à guichets fermés deux mois avant le départ, avec quelques grands noms comme Julien Absalon et Nino Shurter, respectivement, s’il faut le rappeler, médaille d’or et médaille de bronze aux récentes olympiades, enfin et surtout, elle revient aux origines de sa légende, avec le retour du parcours historique entre la Colmiane et Nice Baie des Anges en passant par le Brec d’Utelle, les monts Cima et Chauve, le Paillon (et une voie routière en tunnel) jusqu’aux galets de la Promenade des Anglais. 86km, 3000m de dénivelé positif, 4500m de dénivelé négatif…

Parcours Trans 2009 Le club, quasiment né à l’époque de la première édition, a été présent épisodiquement sur cette épreuve.

Pour ma part, j’ai participé aux éditions 98 (classement établi sur le gros prologue du samedi, la course ayant été annulée pour l’unique fois de son histoire pour cause de météo dangereuse) et 99 qui passait alors pour la dernière fois par le Brec. Un souvenir impérissable, heureux, et douloureux.

2009 : certains membres se sont émus de l’évolution croissante du dénivelé positif de nos sorties, mais c’était pour la bonne cause ! Il s’est formé un groupe de guerriers, rejoints récemment par deux nouvelles recrues, et qui propulsent l’ASCvtt au rang des clubs les plus représentés avec pas moins de 7 inscrits : historique !

Les voici par ordre de dossard respectif :

  • Themelch (119)
  • Shostag (260)
  • Laurent (304)
  • Astérism (319)
  • EasyRider (335)
  • Thierry (339)
  • Max (492)

Après avoir enchainé de très nombreuses sorties depuis le début de l’année (voir les nombreux comptes-rendus récents), malgré des conditions pas toujours favorables (neige, froid, pluie), et aligné un bon paquet de milliers de mètres positifs et négatifs, parfois en portage, ils semblent tous prêts, au moins dans leur corps 😉 Reste maintenant à profiter de ces derniers jours pour réviser entièrement le biclou, et surtout garder le contrôle de la tête jusqu’à dimanche 31 mai 7h00 !

Car c’est maintenant que ça cogite dur. Les portes horaires et le parcours définitif ont été publiés, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne portent pas à la rêverie bucolique ! On hésite encore entre deux pneus, entre tube gel et fruits secs, comment s’habiller, restera-t-il beaucoup de neige, combien de chambres en secours, en garder pour le Cima et le redoutable Chauve, la double traversée du Paillon aux genoux est-elle mesurée par un grand, le temps sera-t-il caniculaire, y aura-t-il des toilettes avant le départ, etc. 🙂

Quant à Banana et moi, nous devons travailler notre feuille de route pour être partout à la fois et au bon moment pour les photos et encouragements, pfff, j’ai déjà la boule à l’estomac moi 😉

Et le matin du départ, après le “Voir Venise et puis mourir” de Laurent, vous pourrez vous répéter à voix basse la célèbre citation du grand chef Cheyenne dans Little Big Man

C’est un bon jour pour mourir…

(en fait, ce jour là, il meurt pas 🙂 )