Où sont les filles ?

L'Escarène-Coaraze

L’Escarène / Coaraze / le trou…
Participants : Lolotte (sergent chef ou ping pong : voir plus bas), David Boichut (l’éclaireur), Pierre (sans Susie), Roger (sans son taxi), Thierry (sans peur) et Vincent (sans technique). Distance : 23km. Dénivelé : 1000 mètres. Durée : plus de 3 heures. Temps : presque beau (surtout avec mes lunettes jaunes). Vitesse du vent : on s’en fout.

L'Escarène-Coaraze

Balade déjà reconnue par David une semaine plus tôt, David qui a désormais son nouveau VTT : un Turner tout blanc (je m’inquiète car il m’a dit l’avoir pris en photo sur son canapé ! J’ai acheté un nouveau frigo : je dois faire pareil ? Et comment on fait pour les nouvelles voitures ?).

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Ca commence par une belle côte que mes camarades du jour veulent absolument gravir à fond. Au bout d’un quart d’heure, j’hésite entre vomir mes Spécial K ou redescendre à ma voiture. Finalement après 12 litres de sueur (uniquement pour moi) nous arrivons au sommet : ça sent le bouët (pour les non bretons, c’est le poisson pourri que l’on met dans les casiers de pêche pour attraper les langoustes ou les araignées de mer). Normal, David a roulé, avec son vélo tout neuf, dans une bouse de chien.

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A partir de ce moment là, je laisse un peu de distance entre lui et moi dans la descente (rien à voir avec un manque de technique de ma part comme je le laisse entendre).

L'Escarène-Coaraze

L'Escarène-Coaraze

Plaques de rocher de toute beauté (un peu trop penchées à mon gout) et singles de folie sous les feuillages mordorés s’enchaînent pour notre plus grand bonheur.

L'Escarène-Coaraze

L'Escarène-Coaraze

En bas, nouvelle option courageuse qui consiste à monter jusqu’à Coaraze afin de redescendre par un chemin (en partie sur les fesses pour Lolotte et moi) qui serpentent dans les marnes (rien à voir avec le département).

L'Escarène-Coaraze

L'Escarène-Coaraze

Et puis vient le drame. Tandis que nous attaquons le single nous ramenant au portage de retour, nous entendons un bref cri de Lolotte qui disparait 5 mètres plus bas dans les rochers et les branchages, sans son vélo, et en ayant utilisé son corps comme luge. Analyse de l’accident : Pierre est devant madame qui vient de se sauter un petit rocher, pour ralentir elle pose le pied : erreur, y a pas de sol à cet endroit, donc gamelle et cascade. Nous avons eu très peur pour elle car il y avait de la hauteur et des rochers pas sympas. Après un petit quart d’heure de récupération, elle remonte et nous découvrons que son doigt est gros comme une balle de ping pong (d’où son nouveau surnom). Nous décidons de faire 2 groupes de 3 : les plus forts retournent aux voitures (je n’y vais pas à cause de l’odeur de boët (cf définition plus haut) du vélo de David et non parce que je suis mort), tandis que la blessée + son époux + moi allons les attendre, et pour ma part, manger un taboulé de fort bonne facture. Résultat des courses dans les heures à venir après un passage de Mme aux urgences (j’ai parié 10 € sur une fracture).

L'Escarène-Coaraze

Conclusion : y’a bientôt plus de filles au club, elles s’auto-éliminent… Ca vaut rien les filles.

Pour finir sur une note romantique, je citerai Lolotte s’adressant à monsieur : « je t’ai préparé ta crème de marron amour ». C’est beau l’amour, hein Roger (on en reparle dans 3 semaines alors que Madame n’aura pas roulé et sera un peu agitée) ?

Vincent (photos : Bourriquet)