La fréquentation de nos chemins

C

Nice Matin ne nous en voudra pas d’utiliser un de ces articles j’espère. Une photo de Rolland Gal, montée ou non, illustre bien…

…l’escalade de la bêtise humaine en matière de préservation de la propriété.

L’article (paru le 22 juin 2006 et déjà souligné par notre mail list) relate que les riverains de la région de Gréolière Thorenc, entre autres, excédés par le passage (interdit) de motos enduros sur leur chemin, dressent de véritables pièges (dont un similaire a d’ailleurs déjà donné la mort du coté de Montpellier) pour dissuader ces pratiquants motorisés irrespectueux.

Comparables à des collets destinés à étrangler le petit gibier sur son passage, des fils de fer, quasiment invisibles, sont tout simplement tendus entre deux sapins, à hauteur de gorge, sur les passages des motards, mais aussi randonneurs pédestres ou à cheval, vttistes. Je ne ferai aucun commentaire sur l’efficacité de ce genre de dispositif…

Bien sur que je condamne sans retenue les poseurs de ces pièges car il n’est pas excessif de les qualifier de criminels.

Mais pourquoi en sont-ils arrivés là ?

J’ai pratiqué dans ce coin il y a bien longtemps du tout terrain avec des engins de trial, qui nous servaient avec notre bande de copains à nous promener gentiment dans ces coins bien sympas. Nous y avions déjà rencontré d’autres bandes qui, déguisées en Goldorac et avec des motos enduros que l’on entendaient arriver de l’autre bout de la vallée, n’hésitaient pas à s’arsouiller en traversant quelques propriétés privées, tout en dérapage, négligeant le style à la vitesse et surtout si le terrain était meuble, à laisser quelques traces de leur passage pas vraiment sympathiques.

Je suppose que ces individus doivent faire partie de ceux qui oublient au volant de leur voiture de laisser passer les piétons aux passages cloutés…

Les années passant, interdictions communales suivies de panneaux puis barrières et comme rien n’y fait les excès relatés par l’article de Nice Matin.

Et nous la dedans ?

Nous nous efforçons de faire passer une approche et une pratique de nos sentiers dans le respect de ceux -ci et de tous leurs pratiquants.En moto d’enduro, de trial, à pied, en Vtt, à cheval en 4×4, est-ce que la montagne est réservée à une catégorie ?

Dans la série: « Avant de monter la paille qu’il y a dans l’oeil de ton voisin, ôte la poutre qu’il y a dans le tiens » je relaterais un fait très récent vécu personnellement en rando ASC.

En fin d’une rando que je ne nommerais pas, dernier d’un tout petit groupe de quatre nous finissions notre rando par une fin de sentier en marches bien longues donc rapide, qui nous déposait au village.
Ce jour la, fête de la transhumance donc beaucoup de piétons en prévision, je finis donc cette portion, debout sur les freins, au ralenti et ne manque pas de dire bonjour à une petite vieille assise sur le muret du chemin. Quelle fut ma surprise quand j’ai vu son visage effrayé et surtout quand elle m’a lancé « Vous êtes fadas avec vos bicyclettes de passer si vite par ici ! »

Balbutiant un truc du genre « Vous avez raison madame » et la tète basse j’ai fini les quelques mètres qui restaient pour arriver au village. J’en ai même oublié d’en parler à mes copains de rando.

SANS COMMENTAIRES

Marc la ramasse

La Ramasse

R.A.S

2 pensées sur “La fréquentation de nos chemins

  • 9 juillet 2006 à 12 h 57 min
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    Salut,

    Je m’étonne de certains de tes propos. Vttiste et enduriste (ce n’est pas incompatible). D’une part, tu condamnes le principe de pièges mortels qui peuvent tuer vttistes ou cavaliers, mais d’un autre coté tu sembles justifier ces pièges par le comportement de quelques abrutis en moto.
    Tu généralises le comportememnt de certains, mais tous les enduristes ne se comportent pas comme tu le dis. Simplement les agissement d’une petite minorité (très visisble malheureusement) sont le pretexte à des interdictions totales. Un peu comme si on interdisait la circulation sur l’autoroute à cause de quelques chauffards…

    Hé oui, je te confirme malgré tout qu’il existe des abrutis en moto, mais également en vtt, à pied ou en voiture…

    Quant aux endroits interdits, bien oui, bien obligé, c’est interdit partout dans le 06. Le jour où une reglementation intelligente et cohérente verra le jour en la matière, je serai prèt à m’y conformer…
    D’ailleurs les interdictions aux vtt sont de + en + nombreuses dans certaines régions de france. Et compte tenu de la multiplication de certains panneaux (le B0, rond rouge, fond blanc) qui poussent comme des champignons, je suis certain que tu roules egalement en infraction, peut etre sans le savoir…

    Sans rancune, il me semblait necessaire d’apporter mon commentaire, car sur le fond, l’article de NiceMatin allait dans le memes sens, justifiant des pratiques injustifiables.

    Pascal.

  • 10 juillet 2006 à 9 h 31 min
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    Sujet délicat et complexe par excellence, car mis à part le principe du piège criminel, rien ni personne n’est ni tout blanc ni tout noir. Et quelque soit le camp (motorisés, non motorisés, propriétaires ou exploitants terriens…), il est à chaque fois facile de se positionner pour, ou contre, avec tous les arguments qui vont bien.

    Ici la question est l’évolution des pratiques sportives en milieu naturel, et leur adaptation ou intégration dans un milieu rural attaché à ses habitudes et traditions.

    Le nombre de pratiquants étant en augmentation constante, il est nécessaire et même urgent, d’une part d’éduquer et informer, et d’autre part de créer ou adapter des règles, et ensuite de les faire respecter, notamment auprès des petits pourcentages dont les comportements se moquent de toute notion de respect.
    La directive Olin alait dans ce sens, malheureusement, elle ne prenait pas (ou mal) en compte les différentes formes et nivaux de pratiques.

    Mais ne nous leurrons pas! Il faudra des règles de plus en plus strictes, et il y en aura, et cela inévitablement au détriment de certaines pratiques.

    Quant au cas du motorisé, son image est déjà assez dégradée dans l’opinion publique, et cela n’ira pas en s’améliorant avec le poids grandissant des questions environnementales, c’est pour cela comme dit David (vététiste & enduriste) qu’il vaut mieux s’en démarquer, en espérant garder encore quelques temps l’essentiel de notre terrain de jeu (ce qui ne veux pas dire que les enduristes soient des sauvages et les vététistes des anges, bien évidemment 😉

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