Pas d’électricité sur le chemin de l’énergie

chemin de l energie

410m de portage

1240 m de descente d’un trait

7 km à plat à 2350 m d’altitude

C’est le chemin de l’énergie. Marc en révait depuis un moment, eh bien il l’a fait dimanche.

Avant qu’Eric ne nous raconte cette belle journée, l’histoire du chemin de l’Energie :

Ce chemin historique, magnifique ouvrage d’art de plus de 8 km, domine le cours de la Tinée de 1 300 m de dénivelée : itinéraire en balcon presque parfaitement horizontal, il se joue des nombreuses difficultés d’un relief accidenté au prix du considérable travail effectué entre les deux guerres mondiales par la compagnie “Energie Electrique du Littoral Méditerranéen”.

Celle-ci l’avait tracé en vue de la construction d’une centrale hydro- électrique projetée à Saint-Etienne-de-Tinée. Ces travaux remontent à une époque où chaque région de France devait produire sa propre électricité, le site de la haute Tinée ayant été retenu pour ses nombreux lacs d’altitude : devaient ainsi être captées les eaux des lacs de Vens, Marie, Ténibre, Fer et Rabuons afin de les collecter en aval et de transformer l’énergie ainsi obtenue.

Le chemin de l’Energie servait alors à acheminer matériaux, ouvriers et attelages sur les différents lieux de captage et devait à terme servir de support à une conduite forcée. Après l’abandon du projet, une nouvelle utilité lui est aujourd’hui assignée et de nombreux randonneurs apprécient l’originalité de cette traversée aérienne.

Il faut souligner les difficultés rencontrées chaque année pour maintenir en état cet itinéraire taillé parfois à même la paroi ou passant dans des tunnels audacieux. les vestiges d un telepherique

Cette fois je laisse la parole à Eric: Nous étions 3 à répondre à la proposition de Jean Jacques avec Marc, Franco et ma Pomme.


Tout fiers d’être à l’heure au RdV, 10h au pied de la piste, nous levons le nez vers le ciel pour voir un ciel noir vers la Bonnette/Restefond et entendre Jean Jacques nous dire que la vieille ils ont essuyé un solide orage de grêle.


Après un peu plus d’1h de piste nous entamons le portage pour une heure (50 min pour Jean Jacques et 1h01 pour la Ramasse) sans douleur grâce à un air frais. Je me souviens avoir beaucoup plus souffert sous le cagnard. Arrivés au chemin de l’énergie, alternance de vent, de soleil et de pluie nous encourage à avancer vers la descente au cas où l’orage tomberait. Nous avons mangé sur le bord du chemin au dessus d’un tout petit lac avant de repartir au soleil qui ne nous quittera plus jusqu’au village.

Nous laissons la 1ère descente pour aller chercher la 2ème. Un petite partie propre au découvert avant d’arriver dans le bois de mélèzes par un sentier sans un seul cailloux, assez rapide mais pas trop, avec quelques épingles faciles puis des passages plus raides et de vraies épingles. Un passage avec quelques cailloux et toujours de belles épingles à réessayer.


Nous nous sommes régalés, mais est-ce que l’autre était encore mieux ou nous avons pris la meilleure ?


Arrivée au village à 15h.


Il fait Soleil, nous arrivons exceptionnellement tôt pour une de nos sorties (seulement 18 km et 25 pour Jean Jacques qui a fait la boucle). Nous nous disions que nous aurions pu arriver trempés comme nous le craigions et beaucoup plus tard s’il y avait eu des pépins. Finalement c’était le jour idéal pour oublier ses clés en fin de navette, parce qu’un autre jour c’aurait été galère… 😉

Les photos sont ici