Red Rock

Nous n’étions pas là pour faire du tricot 🙂

Ainsi, le chef, le sorcier ou quelque autre membre important de la tribu était reconnaissable aux signes distinctifs qu’il portait sur ses vêtements. Perles d’ivoire, fragments d’os, cheveux, cuirs colorés ou blanchis, pièces de fourrure, la matière première était à portée de main et abondante, la richesse d’un modèle dépendant surtout de la créativité de son exécutant. On ne peut toutefois parler déjà de brodeur, même s’il est probable qu’une personne particulièrement douée pour cette activité soit préposée à la réalisation des motifs les plus délicats.

Par son ancienneté, la broderie est sans doute un des premiers arts plastiques. Elle prendra son véritable essor dans l’Antiquité. La richesse des motifs et des matériaux évoluera au cours des millénaires. Deux mille ans avant J.C., la découverte des métaux tels que le cuivre, le bronze, l’or et l’argent permit de diversifier les techniques. Le travail exceptionnel des artistes de cette époque, qui parvenaient à exécuter des motifs d’une grande finesse comme à fabriquer de simples perles ou paillettes, s’étendit jusqu’à la création du fil de métal. Ce fil si fin permit la réalisation de véritables dentelles sur lesquelles, dès le Ve siècle avant notre ère, la brodeuse enchâssera des pierres précieuses et semi précieuses. Au cours de ces siècles, les textiles joueront un rôle essentiel. Ils permettront à la brodeuse de réaliser des modèles de grandes dimensions.

Toutes ces découvertes successives ont permis aux broderies de s’embellir et de s’enrichir. Cependant, il faudra attendre les XVe et XVIIe siècles pour connaître l’apogée de la broderie car ce sont bien les siècles des splendeurs.

La broderie est un luxe que seule une classe de privilégiés peut s’offrir : les riches membres de la famille royale, les hauts dignitaires, la grande bourgeoisie désireuse d’afficher une certaine grandeur, sans oublier les municipalités qui recevaient leurs hôtes de marque avec magnificence et l’Eglise grande utilisatrice qui profita des dons parfois spectaculaires offerts en dévotion.

Tout se prête à la broderie, les vêtements tant féminins que masculins, les tissus d’ameublement, et également les meubles, le moindre bibelot, les livres, la livrée des domestiques, l’harnachement des chevaux, les carrosses… Rien n’est oublié. La broderie est d’une extrême finesse, de soie, d’or ou d’argent, au petit-point, en peinture à l’aiguille ou en couchure. Ces matériaux nobles et ces techniques délicates font que le nombre d’heures nécessaires à la réalisation des modèles et leurs prix sont considérables.

Arrêtez de lire n’importe quoi et allez rouler sur ce tracé, si ça ne suffit pas testez sa variante sur Guillaumes !!! 😀

Ce texte ne vous a pas donné envie de sortir alors allez voir les photos 😉