Villars sur Var, une nouvelle variante proposée par David

Mc Gyver au travail

Nous étions quatre à partir…

Les deux variantes par rapport à ce parcours classique du club valent vraiment le détour.

Nous étions donc quatre à 9h au RdV, Pierre & Susie, David et moi.

col de la Madone

Navette. Nouveau Départ de la Madone, sur la route de Thiéry, b81. Montée avec quelques poussettes et de beaux défis pour les cuisses.

début variante

Descente avec un superbe début en enchaînement d’épingles et passage sous les falaises qui dominent la Chapelle.

super variante

pour arriver à b77, chapelle Ste Madeleine.

arrivée la Chapelle

Parcours classique de la Chapelle à Le Lac.

Enfin, Pierre devait en avoir marre du classique, lui aussi a introduit une variante… Je le laisse vous narrer cela, photos de Susie à l’appui.

Nouvelle variante, b194 piste à gauche, descente flan Est. Rapide sur une piste/chemin large au début, puis single. Horrible traversée de pierriers, enfin en tout cas pour moi qui n’aime pas les cailloux 😉 puis sentier rapide. A la b184 nous avons pris à droite le GR510. Maginifique sous-bois avec des traces de présence humaine tout le long et un vrai régal pour le VTTiste jusqu’à Massoins.

Nous avons repris la route de Villars pour finir par la descente classique sur la gauche, la cerise sur le gâteau.

Merci David pour cette nouvelle version qui nous ouvre d’autres possibilités pour des sorties multi-niveaux.


Merci le Neurone ! Hors donc, je vais vous narrer notre variante à Susie et moi :

Tout allait si bien après cette première descente découverte qui ne le restera plus bien longtemps tant elle vaut le détour. Mais j’avais l’impression bizarre que ma cale ou ma pédale gauche jouait les filles de l’air. Tu m’étonnes, après le dernier passage un peu technique, paf ! Me voila jambe gauche pendante avec un bidule accroché sous le pied. Y’a bien la pédale, mais y’a aussi la manivelle ! La vis du boitier FSA Isis s’est tout bonnement fait la malle (j’ai lu après coup que ça arrive assez souvent avec ces boitiers de pédalier…). Tabernacle ! Nous voici à chercher à quatre la maudite vis en remontant le chemin sur 200 ou 300 mètres, mais rien à faire, c’est comme jouer au loto, les chances sont proches de zéro. Alors on fait quoi ?

réparation 2

On va pas se laisser faire comme ça ! Je sors mon couteau Suisse multi-fonctions (en bateau on aurait dit : ma bite et mon couteau) , et c’est parti pour une bonne séance de bricolage outdoor. L’idée est carrément de fabriquer une vis en bois ! David me passe une branche de sapin vigoureuse, et je commence à la tailler en forme de cylindre légèrement conique. On enfonce la manivelle sur l’axe avec un beau caillou en appui sur un tronc et avec une autre branche comme martyr pour éviter de détruire le beau Race Face (faut quand même pas déconner).

réparation 3

Puis une fois le cône aux bonnes dimensions, on le présente sur l’axe creux et on commence à le visser en force, avec l’espoir qu’un filetage suffisant se creuse dans la fibre de résineux. Une fois la pièce en place, il ne reste qu’à insérer des micro-cales sur le pourtour afin que la tête de notre vis soit bien comprimée dans la tête de manivelle, puis à scier (eh oui, un bon couteau Suisse a une scie) ce qui dépasse.

réparation 4

Un coup de grey tape pour finir le tout, et hop, y’a plus qu’à tester en situation !

réparation 5

Euh… non. Pendant ce temps, Susie a crevé (c’est d’un classique à mourir…). Allez, je suis chaud, démontage express, épine circonçise, remontage éclair. Cette fois c’est reparti !

réparation 6

Euh… Pas très longtemps. Arrivés enfin à la Chapelle dix minutes plus tard, le Neurone c’est pris un gourdin dans sa roue et a tordu un rayon de crossmax avec un coup dans le dérailleur au passage. Ah ! Et puis Susie est encore crevée ! Damned, je ne me souviens pourtant pas m’être épanché récemment sur un totem…

réparation 7

Chacun reprend ses occupations de Mac Gyver. Pour la crevaison, j’en déduis que la rechange devait être réparée par un sagouin (moi, en l’occurence) alors je lui claque une rustine auto-collante pour lui couper le sifflet. Et ça repart pour de bon cette fois vers le Lac.

réparation 8

Euh… pas si sûr. Un kilomètre plus loin, juste après la petite ferme, et avant le portage, ma superbe réparation qui devait me valoir une reconnaissance absolue dans les milieux autorisés, assortie d’un abonnement de six mois à Vélo Vert, et d’un boitier de pédalier gratuit offert par FSA… me lâche pour de bon 🙁 . Dans un dernier espoir, je tente bien une inversion de vis avec le côté droit en supposant que la manivelle droite elle, tient toute seule, mais retirer la sécurité sous mon pied d’appui, et avec ce qui suit sur le parcours, n’enchante pas beaucoup David qui reste dubitatif. Finalement, Susie se charge de mettre tout le monde d’accord : elle est encore crevée ! 😐 Et me propose donc un retour tranquilos à la Madone (avec au passage une petite prière de pardon à la patronne), parce que le mauvais génie semble se donner beaucoup de mal pour ne pas nous laisser continuer.

réparation 9

Comme il se fait tard, que le lieu est propice, et qu’on va pas se laisser mourir non plus, on en profite pour déjeuner au soleil, dans un lieu telluriquement paisible, sous les chataigners (notez la position très zen du Neurone).

réparation 10

Puis, après un cours de bunny hop en pédales flat par David, nos deux compères s’en vont continuer ce beau parcours, tandis que Susie et moi remontons au col par la petite route, un peu déçus, mais sous un soleil quasi estival.

Un rapide tour chez Neway sur le retour, même pas une vis de boitier en stock ! J’vous l’dis moi, on devait vraiment pas la faire cette rando !

. Pierre .

réparation 11