Le radôme – Pont du Loup, par le chemin du Paradis

Un premier c-r par Serge, alias “chef des Frappazur”, alias “j’emmerde les totems”

Ce qu’on retiendra de cette variante du célèbre parcours, c’est déjà un vent à écorner les boeufs au parkinge du radôme. Susie semblait gelée, heureusement la première montée sur ciment nous a bien chauffés, et la vue sur les cimes enneigées était d’une clarté et d’une finesse incroyable. Seule la mer était brumeuse à l’horizon, la luminosité très particulière produite par les rayons du soleil en ce début de matinée renvoyait jusqu’aux montagnes les reflets contrastés des vaguelettes.

A la première descente Fabien et Pierre ont pris quelques photos, otbflyer puis Eric (de l’AS Cagnes) se sont lancés en tête, Susie m’a emprunté mon vélo pour l’essayer (j’avais pris le vélo de descente, et du coup j’ai fait quelques centaines de mètres sur le sien). Visiblement cet essai lui a plu.

Sitôt retrouvé son vélo, elle nous a montré comment tomber et rester bêtement accrochée à ses pédales, et comment demander de l’aide aux randonneurs pour se dépétrer. Parfois je me demande comment, avec les pédales modernes, on peut encore rester accroché de cette façon.

Quel dommage que la partie basse du chemins des moutons soit à présent occupée par un immonde hangar en ciment qui nous bouffé toute la chouette partie qui arrivait au passage à gué. Avec le temps les randonneurs devraient trouver une meilleure variante.

En bas, en arrivant sur la piste en gravillons, un conseiller municipal nous attendait en maugréant savez pas qu’c’est interdit ici gromblscrongneugneudrogntudjiu promeneurs on est envahis grmblmgnbblgrr ?. J’ai calmé un peu le jeu en lui expiquant que c’était balisé PR et que les promeneurs n’étaient pas tous des sagouins, et qu’il en fallait pour maintenir les chemins en bon état. Otb flyer, quant à lui, se retenait de lui balancer une réplique bien sentie qui le démangeait.

C’est là que nous avons entamé les choses sérieuses : le chemin du Paradis. Une magnifique machine-à-coudre qui contourne le rocher de Gourdon et plonge sur le Bar par le côté le plus abrupt. Les épingles sont serrées, rocailleuses, elles comportent de hautes marches de pierres irrégulières, on n’a pas le droit de se louper sinon c’est le grand saut dans le ravin. Autre difficulté : regarder le chemin et pas le panorama. 🙂

Sur la première partie j’étais talonné par Fabien, impressionnant sur son semi-rigide. Je crois qu’il n’a pas posé le pied à terre plus de fois que moi, disons une dizaine d’épingles en pied à terre, guère plus. J’étais bien en forme, je me faisais un défi de tout passer sur le vélo, quitte à sortir le pied par précaution, prêt à bondir côté rocher si le vélo venait à basculer dans le vide. C’était beau, les amis. Curieusement c’est Pierre qui est arrivé le dernier, lui qui d’habitude nous enfume tous.

Au pipeline c’est Otb flyer qui me talonnait, il commençait à se sentir plus à l’aise car les épingles – bien que toujours étroites – semblaient moins dangereuses en cas de chute du mauvais côté. S’ensuivit une longue série de marches, et moins d’épingles qu’au début. Chapeau à ceux qui ont tout descendu avec des fourches de cross-country: les bras et poignets en prenaient pour leur grade.

Le chemin du Paradis arrive pile-poil au parkinge des meubles Priolo – où Lylou avait eu l’extrème bonté de m’attendre avec la voiture. Vivement les photos de maître Pierre Jahan…

Serge