Transvesubienne 2017

TranSquileVesubienne pour certains, crampes à gogo pour d’autres, approche scientifique ou bien au feeling , la transV reste une épreuve individuelle, partagée dans l’effort ,  mais aussi après l’effort grâce aux comptes-rendus énooormes qui nous sont proposés . Halte au blabla, place aux finishers 2017 …

Trans V 2017 in the popoche 🙂 par Marc IV

Fourbu, éreinté, courbaturé mais Heureux Finisher ! retour sur un WE VTT all mountain d’exception.
Samedi: on arrive à la bourre à La Colmiane, une amie de ma femme me présente son mari, vainqueur en 40/45 ans l’année dernière, qui me prodigue les derniers conseils et me stresse un peu plus. Coucou à Jano, Frodon et Rémi sur la ligne de départ du prologue et c’est parti.

Ca grimpe d’entrée, bien que dernier je suis dans le rouge, les diesels faut que ca chauffe, Col de La Colmiane puis très belle descente sur Venanson, passage technique plus bas puis remontée avec final, bien vu, qui traverse le village. Essouflé, j’apprends la mauvaise nouvelle: l’ami a sauté un mur en s’écartant de la trace, 3 côtes cassées, rupture ligaments épaule, homoplate abimé. Je démonte son magnifique Rocky Mountain et le range dans la voiture, ca laisse songeur pour demain. Apéro et briefing au Vésubia mountain park, hallucinante structure de grimpe et canyonning indoor (nous coûte un bras Saint Martin de Vésubie).

Dimanche: beeeeep, 04h30 du mat’ c’est l’heure du Gatosport et coup d’œil dehors, des étoiles partout yees !

06h00 départ en descente, mieux pour les diesels, pour une montée en troupeau au sommet du télésiège de La Colmiane. Grand travers derrière le tandem et Koby, que je pensais loin devant, et arrive Rémi, là c’est sur je suis parti trop vite mais bon, ca va. Des VAE stratosphériques nous doublent avant le mont Tournairet puis jolie descente au ravito des granges de la Brasque. Et ca repart pour une longue, longue descente alternant terre bien adhérente et passages pierreux, virages serrés ou pas, rapide, les descendeurs aux bras solides s’éclatent et tentent de rattraper le temps.

Faut en profiter car on attaque le hard à partir de La Giandola. Portage costaud depuis la Vésubie, ca discute de moins en moins dans la procession, on débouche sur le goudron au milieu des Turbo 2 et autres Lancia du rallye d’Antibes.

Les Trans 50 arrivent en masse, on reprend un chemin qui nous emmène vers le col de Rabon à coup de monta cala qui commence à m’user physiquement alors qu’on a pas atteint la moitié. Des wagons de VTT me doublent, mes jambes me lachent et je n’arrive plus à relancer. On y est, c’est maintenant que ca commence, le mental rentre en jeu, j’ai déjà vécu des situations comme cela et sais qu’il ne faut pas paniquer mais s’adapter.

A coup de pensées positives en dépit de la fatigue, apparaît le ravito du col de Porte. Entamé, je vais m’étirer dans un coin avant d’ingurgiter gels, fruits et boissons du stand bien avitaillé par Overstim. Surgit alors Koby ! mais qu’est ce qu’il fait derrière moi ? c’est une stratégie, il suit son cardio et ça marche vu son état de forme. 35 minutes d’arrêt plus tard, je plonge dans la descente et l’inconnu de mon état physique.

Je vais rapidement savoir ce qu’il en est car surgit un mur plein sud ! Portage tel des alpinistes à 8000m, un VAE pleure en regardant vers le haut. Merci à ma chérie de m’avoir fait randonner en raquettes et crampons dans le Mercantour car le portage continue de plus belle après 200m de piste. Tout autour ca souffre en silence, ou pas, alors que je retrouve des forces ! Du coup le travers qui mène au col de l’Autaret ne me reste pas en travers et j’attaque la superbe descente regonflé à bloc, hyper lucide et, non, le village que j’aperçois n’est pas un mirage, c’est Coaraze ! Alleluia Lord is great and i’m in Trans (V)

Moral au beau fixe, j’en remets une couche en descente.

Ravito de Coaraze, Rémi est victime de crampes et son pote de casse mécanique. Arrive Koby, pourtant parti devant au précédent ravito ?

Un gars propose un élixir naturel coup de fouet à base de plante, rouge fluo. Je tente, bien m’en prend, car ca me permet d’opter pour le portage au lieu de la piste usante. Petite descente truffée de cailloux que mon 26 va refuser et j’ai juste le temps de m’éjecter pour éviter de passer par dessus. Remontée vers Colla Bassa, puis sentier venant du col du travail, je rattrape un VTT, il m’entend arriver et, tel le dahut, se retourne et … bascule dans les taillis en contrebas ! La bête fait dans les 90 kg, du coup j’hésite entre l’achever sur place et appeler les secours. Fort de ces réflexions, arrive 2 jeunes et on arrivera finalement à remettre sur ces roues le Golgoth.

Férion à donf dans les cailloux, direction Mont Macaron pour une belle descente enduro sur Bordinas. La route nous emmène sur un chemin taillé par le staff à coup de masse et machette, limite dangereux vu l’état de fatigue avancé ! Je descends du vélo sur la fin et me fais chambrer par le photographe !!! Ca y’est Finisher au stade de la Lauvette, repas et surtout, bière du Comté après 3 semaines d’abstinence alcoolisée.

Bilan: que du bon !

La TransV  » Finished », c’est la cerise sur le gateau d’une année d’ASCVTT qui te fait prendre conscience que c’est réalisable en étant à l’écoute des riders expérimentés du club.

C’est des panoramas grandioses, la découverte de nombreux singles, des descentes exceptionnelles, longues, le sentiment de réaliser un  » exploit » dans un mix de plaisir, d’efforts et de ressources mentales.

En chipotant on pourrait regretter une vue mer bouchée (mais on s’en fout, nous on la connait), un vélo plus léger, des roues plus grandes….. mais ça, ce sera la récompense pour plus tard … pour une Transvalléenne à-50% ? 😉

MKIV

 

TransV un jour , TransV toujours par Rémi

6eme TV bouclée => Heureux finisher, mais une fois de plus déçu car je m’effondre sur les 25 derniers km a cause de crampes aux adducteurs.

Pour moi cette édition était la plus belle et la plus cohérente niveau parcours, le tout sublimé par une météo parfaite (pas de grêle cette année):

– Un prologue super fun et bien sélectif avec tous types de difficultes, meme un peu de portage. Traversée de Venanson a mach2 super sympa !

– la partie pre Vesubie plus directe et rapide que les variante par Utelle. Un régal de descente sur 1500m de D- d’une traite !

– la partie entre la vesubie et le col de porte que je trouve super car tres variee et physique (c’est du vélo il faut pédaler tout du long, pas de portage, beaucoup mieux que les passages historiques par Levens)

– la boucle sup après le col de porte avec un gros portage bien viril pour faire la sélection

– descente de rocca sierra a Coaraze juste sublime (bon crampes pour moi => calvaire par moments)

– dernière partie après coaraze que j’ai trouve moins immonde que ce qu’on m’avait dit. Bien sur ça n’en finit pas mais c’est très varié avec un troisième gros portage et des descentes bien défoncées comme on les aime (je me suis bien amusé dans la descente sur le col de chateauneuf)

– juste le sentier d’arrivée au stade a jeter a la poubelle

Comme d’hab super groupe et super ambiance dans le stress d’avant course. Cette année dans un gite top moumoutte.

@+

Remi

 

La TranSquileVesubienne par Koby

Réveil à 4h45 à St-Martin, puis trajet nocturne jusqu’à la Colmiane. Je retrouve Frodon par hasard qui à l’air un peu stressé ; je suis vaguement inquiet aussi car la dernière fois que j’ai vu cette ligne de départ, c’était avec Sylvain qui me disait « regarde : là c’est le départ de la TransV ; au lever du soleil plusieurs centaines de cinglés se jettent tous ensemble là-dedans. »

 

Départ comme promis à 6h01.

Je craignais un départ à la sauvage le couteau entre les dents, se battre pour se frayer un passage : il n’en est rien. 2 – 3 larges virages ont été aménagés et il n’y a aucun problème de cohabitation. Et puis les 3 kilomètres de pistasse qui suivent calment tout le monde. On croise George, jovial sur sa moto qui nous lance « allez les gars ! ». On essaie.

La piste se transforme en sentier racineux, causant un léger embouteillage, puis c’est le poussage vers le col des 2 Caïres, emprunté il y a quelques mois à la descente le jour de la fameuse mise en garde de Sylvain. Dans le travers qui suit MarcIV puis Rémi arrivent à ma hauteur. MarcIV craint d’être allé trop vite, puisqu’il m’a rattrapé. « Je vais exploser en vol » ; je lui promets de ramasser les morceaux.

On dépasse le seul tandem engagé : c’est impressionnant, gérer l’effort à 2 et dépendre autant de l’autre c’est vraiment un niveau au-dessus. Puis arrivent les premiers VAE, très rapides. J’en profite pour trébucher sur une plaque de neige ; merci la genouillère quand même.

Mont Tournairet, début de la longue descente vers la Vésubie. Je n’avais pas reconnu la partie haute. C’est très raide par moment, j’y vais très prudemment tandis que Rémi et MarcIV dévalent tout ça sans ma délicatesse.

Ravito des granges de la Brasque : un sachet de poudre dans la poche à eau + une bouteille de cristalline, cette formule fonctionnera à tous les coups.

Le reste de la descente est plutôt facile, à part quelques épingles. Je l’ai reconnu une semaine avant dans le brouillard et la pluie donc je ne me fais pas de soucis.

La Giandola est passée à 9h11 (limite à 9h45). Cela ne laisse aucune marge en cas de problème, mais ça tombe bien je n’ai eu aucun problème !

Poussage vers Loda en compagnie des Transistes50. Il fait frais et le sentier est lisse, je monte régulièrement. De sympatiques mounta cala m’amènent au Col de Porte, passé à 11h15 (limite 12h30) ; plus ça avance moins les portes horaires ne posent d’interrogations. Je retrouve MarcIV qui prend le soleil allongé dans l’herbe, et Rémi qui malheureusement souffre de crampes dans les adducteurs. Un coup de poudre et de cristalline et c’est reparti.

La descente est courte mais comme j’aime, terreuse et raide avec quelques virages un peu serrés. La facture arrive vite, avec un vilain portage, soleil dans le dos. Heureusement certains sont plus réveillés que d’autres et se rendent compte qu’on est sorti du balisage.

On passe au pied de la Cime de Roccassiera. Je rejoins Fabienne, on fait une petite pause et je déguste mon gel à la caféine, il vaut mieux être vif pour la descente qui arrive.

Coaraze est en bas d’une descente d’abord caillouteuse (mais dont les cailloux ont le bon goût d’être fixés au sol), puis très sèche, blanche, un peu ravinée par endroit.

Après le ravito un sacré morceau attend : le portage vers le Férion. Heureusement le soleil est caché par des nuages bas et à force de monter j’arrive en haut. Le commentaires des différents forums promettaient pour la suite une section immonde, mais c’est vraiment pas si mal que ça (la descente de la cime de Baudon ou du Mont Razet c’est quand même un autre niveau question immondices).

Je rattrape Rémi au-dessus du Col de Chateauneuf, en proie aux crampes, sur ce sentier quelque peu secouant. Cela dit les pierres ont quand même été bien choisies, il n’y a pas vraiment de passage infranchissable, et Rémi me re-double assez vite.

Dernier (quart de) plein au ravito de Chateauneuf. MarcIV n’est pas là, mais je n’ai remarqué aucun de ces morceaux sur le chemin…

La fin est agréable, et l’organisation a eu la bonne idée de signaler tous les passages difficiles avec de petits triangles rouges. Ça évite les mauvaises surprises.

J’évite de me casser le coccyx dans le dernier morceau, suite de restanques vertigineuses passées à pieds (enfin même à pieds c’est pas évident après 10h30 d’efforts).

Donc oui Alex et Rémy ont bien fait de me tanner pour que je m’inscrive à « la grande », sans doute plus roulante que les éditions précédentes, mais je vais pas m’en plaindre.

Je recommencerai sans doute l’année prochaine, et avant çà pour la « TransWest » en octobre.

Christophe

 

En résumé carton plein pour l’Ascvtt en cette année 2017 !
Marc lV, Koby et Frodon, ainsi que Jean et Remi. Et Fabienne sur la 50. Bravo à tous de la part de l’Ascvtt !

Cette année la TransV c’était çà :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *