Tête de Pibossan: Là, c’est moi…

Je vous l’annonce, ça va être un CR en mode “queue de peloton”. Je ne sais donc pas tout ce qu’il s’est dit ou pensé à l’avant. Excusez moi par avance pour les imprécisions, élucubrations ou digressions qu’inspirent parfois les moments de solitude. A commencer par celle là: La tête de Pibossan (c’est là qu’on va) tient son nom du provencal “Pi” (sommet) et “bossan” (bossu).  Voilà ça fera un moyen mnémotéchnique pour Alex: Pi-Bossan!

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Tout le club a bavé devant ces magnifiques photos de cette sortie dans les terres rouges du Cians.  Alors Fluo a proposé de remettre ça et à JJ de nous sortir une variante du topo de derrière les fagots. Il n’a d’ailleurs pas été le seul. Max et Caro ont eu la même idée. Mais eux étaient plutôt partis pour une version “enfant”.  Moi aussi d’ailleurs mais bon au final le dénivelé c’est dans la tête. Ne jamais sous-estimer les forces de l’esprit, chères à Mitterand, qui permettent aussi la lévitation des 2-roues et de leurs propriétaires. Mais ne maîtrisant pas cette technique, je préfère pédaler alors que les autres, dont Alex et Jean maîtres Yogi,  léviterons. La montée sur piste depuis Puget-Rostang est efficace tout de même. On arrive rapidement au col de Panegière qui renvoi à une entrée nulle dans le lexique des toponymes en Provence-Alpes-Côte d’azur. Soit…

l7

Du vert, du bleu et du rouge. Mais le blanc se sera rajoutera à la palettes de couleurs avec le Mercantour qui s’est paré de son manteau blanc. Un long travers dans les terres rouges nous amènera à la pause déjeuner bien méritée . Là, c’est Alex. Il est arrivé depuis 10 minutes et prend donc le temps d’être le premier supporter des derniers arrivés. Au fond, là, c’est moi.

Vigie

Ayant fait pitance, nous voici partis sur les traces de la spéciale en mode poursuite de l’EPM.  Une section qui, on l’imagine, doit être très éprouvante en mode compét’ car déjà exigeante en mode rando. Le travers de la basse Mihubi vaudra à notre autre JJ (pour Jean “Julienne”) une cabriole dont il a le secret. Heureusement que Doc est là avec ce qu’il faut pour éviter l’amputation  d’un membre essentiel à un pédalage qui se veut efficace. Utile en cas d’épuisement des forces de l’esprit.

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Mais avant cela on aura eu droit à notre petite séquence Free-Ride assez amusante.  Arrivé au fond d’un cul de sac, et bien on remonte, et puis on croise un de ses camarades par hasard, on lui sourit niaisement, car il sait qu’on a été inspiré par une trajectoire différente mais tout aussi pourrie que la sienne.

FreeRide Arrivé au col de Roua nous quittons les traces de l’EPM. Après un bref conciliabule, tout le monde opte pour la tête de Pibossan, au dépend de la fameuse voie romaine qui n’est au final qu’un attrape touriste dont on use pour en tirer des clichés racoleurs. Non, la tête de Pibossan, c’est bien plus intéressant. Voir ou être vu? Qui parlera du côté m’as-tu-vu des azuréens? Nous avons donc choisi ce belvédère exceptionnel à 360° sur notre “beu pais”.

belvedereBon ensuite en descente, comme souvent il y a moins de photos et de choses à raconter. En tout cas ça a été aussi efficace qu’à la montée. La cime de la Tête de Pibossan un peu cassante et technique (dans laquelle j’ai essayé de ne rouler sur personne, sans y parvenir), est suivie d’une descente rapide et fluide sur la Croix de Roudoule. Un régale qui sera suivi d’un petit bonus dans le Ravin de Ruinas. Tiens! Du gris pour finir! Un bien beau topo, exigeant mais qui nous en a mis plein les jambes et plein le yeux. Merci aux G-Os. Santé!

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Présents:  Alex ,Caroline, Faf, Fluo, Jean, JJ, Massimo, PY

Données: 36 km, 1900 m D+,  7h  dont 2h de pauses

Photos: Jean, JJ, PY

Vidéo: Faf


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