Comptes rendus

A midsummer night’s rando

Il était une fois, par une chaude soirée d’été, deux VTTistes allant se balader du côté de Vence. Cheminant à bon train par la route sineuse du col, ils ne mirent pas bien longtemps à apercevoir le panneau indiquant la fin de l’ascension.

Après une pause nécessaire à la récupération, ils enfourchèrent leurs montures et filèrent à pas de Giant vers le chemin de la Mine où les attendaient, épingles, racines et terrain glissant. Après ces 250m de joyeux divertissement, sans trainer au milieu des wagonnets de l’ancienne mine, il leur fallait poursuivre leur chevauchée.

La nuit s’installait et l’ambiance dans ces forets étaient des plus sinistres. C’est à ce moment, après avoir traversé la Cagne que l’attaque survint. Non pas du Yeti mais des hordes de mouches, taons, et autres insectes volants.

Nul autre choix que d’accélérer la cadence. S’éloignant de la rivière, les insectes finirent par disparaitre mais … au bout de la piste, par un sentier parsemé de pierres instables, il fallait de nouveau traverser un ruisseau mais par chance, cette fois-ci, les insectes ne vinrent pas les importuner.

Le petit pont enjambant le ru menait sur un sentier montant où nos deux héros allaient devoir s’employer pour atteindre le plateau. Ce cours portage terminé, ils prirent la direction du plan des Noves tout en ayant à l’esprit que d’autres êtres pouvaient débouler au détour d’un virage.


C’est donc sur un rythme tranquille mais tonique qu’ils suivirent la piste jusqu’à Mangia Pan sans rencontrer la moindre bête si ce n’est quelques bruits dans la végétation et un renard qui s’enfuit à leur passage.

A cette balise, il ne leur restait plus qu’à se laisser descendre vers Coste Berarde. Tous feux allumés, ils dévalèrent les marches, évitèrent les blocs, zigzaguèrent au milieu des cailloux, enchainèrent les épingles tout en appréciant le splendide spectacle des éclairages urbains de la côte. Vu de loin, la puissance de leurs lumières et leurs trajectoires fines et précises auraient pu facilement les faire passer pour des OVNIs rasant la montagne.

Deux heures après leur départ, ils étaient déjà de retour sur la route et ils n’avaient plus qu’à rentrer à leur domicile non sans penser à la prochaine occasion de rouler de nuit.

Distance: 16km
D+/-: 650m
Temps: 2h

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3 réflexions sur “A midsummer night’s rando

  • La suissesse

    Sympa ! sympa – le récit et le sphotos 🙂

  • Renaud

    chouette histoire de rando nocturne 🙂

  • Astérism

    Et on a remis ça jeudi dernier…
    PY est sur de sacrés guiboles maintenant !

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